Elections dans la Grand’Anse fixées au 30 Juillet

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Le gouvernement et le CEP parlent le même langage sur le dossier dans l’appareil électoral. Le CEP et le Gouvernement maintiennent la tenue du deuxième tour des élections dans la Grand’Anse ce dimanche, en dépit des annonces de démissions en cascades au sein de l’appareil électoral dans cette région. Le CEP semble accorder peu d’importance à cette situation qui pourtant, discrédite davantage les opérations à venir. Le 30 juillet est maintenu pour le second tour, décision sortie à la suite d’une réunion qui s’est tenue dans les bureaux du Premier Ministre. Cependant, jamais processus n’a été autant hâché depuis ces derniers mois, ceci semble être un témoignage du malaise provoqué par la crise politique. L’appareil électoral de la Grand’Anse enregistre une chaîne de démissions cette semaine, et le CEP ne démord pas sur l’organisation du 2 ème tour des élections dans la région. Démissions de Jeune Joseph, Marie Carmelle Benjamen du BEC de Moron et de Benoît Guerrier du BED. Sur le plan technique, l’institution électorale a du pain sur la planche sans oublier qu’elle n’a jusqu’ici pas publié de résultats officiels. Du moins, pour le premier tour de ces joutes qui s’est déroulé le 11 juin dernier, et côté politique, rien n’est au beau-fixe pour l’institution, l’opposition s’étant retirée dès le premier tour du scrutin. Et voilà qu’ESKANP et KOREGA derniers compétiteurs de Fanmi Lavalas à ces élections, tourne définitivement la page électorale. Ce département ainsi que la région de Nippes connaît actuellement de graves problèmes de communications, une situation de tension marqué de confusion, à quelques jours de ces partielles devant compléter les législatives des 21 mai et 11 juin. La polémique sur les violences enregistrées à Anse d’Hainault, Corail, Dame Marie, Les Irois, pendant et après le premier tour est de plus en plus vive. En somme, c’est l’état de 17 mois de processus électoral et 2 mois d’opérations de vote en morceau. De toutes les façons, les choses n’ont pas tourné rond pour le CEP de 99-2000. L’histoire retiendra qu’il aura battu tous les records, de Lèon Manus à Ernst Mirville. Dans l’existence de ce Conseil, on aura noté une suite infinie de reports de date, un nombre incalculable de démissions, omissions faites de ceux qui ont dû se retirer pour des raisons de sécurité. Mais de tout ce cortège de difficultés qui ont jalonné le parcours de ce Conseil, on aura également dénoté un point qu’il a pu obtenir sur d’autres CEP de l’histoire. Quoique l’institution électorale soit décriée par l’opposition, des maires et des membres des collectivités territoriales issus des élections controversées ont pu être installés. Ce qui différencie ce CEP de celui de 1997 ou des élus issus également d’un scrutin également contesté n’ont jamais pu être investis dans leur fonction. Mais l’équipe de Ernst Mirville semble être loin d’atteindre le bout du tunnel regorgeant de déboire et de soubressauts. La démission du Président du BED de la Grand’Anse et d’autres membres de l’appareil électoral pourraient compliquer davantage la tâche de l’institution, en dépit du soutien indéfectible qu’elle bénéficie de la part de l’exécutif. Et l’équipe de Ernst Mirville, ce mardi à la primature, on retrouve au centre de l’entretien, la sécurité du second tour dans la Grand’Anse le 3 juillet et autre mise en place devant faciliter le déroulement du second tour contesté à l’avance par l’opposition et par des partis proches du pouvoir. On apprend que l’arrêté convoquant la population de la Grand’Anse en ses comices devra sortir incessamment. Ce même arrêté devra de plus spécifier pour les électeurs le nombre de postes qui restent à pourvoir dans cette région du pays.

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