Evènements du 17 décembre : Séance de confrontation au Parquet entre un sénateur Lavalas et un dirigeant de l’Opposition

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Le chef du Parquet de Port-au-Prince , Josué Pierre Louis, a entendu le lundi 8 juillet 2002, le sénateur Lavalas Prince Pierre Sonson et le dirigeant du parti National du Congrès des Mouvements Démocratiques (CONACOM) , Victor Benoit, autour des évènements du 17 décembre 2001. Cette séance de confrontation a eu lieu suite à une plainte en diffamation formulée contre le professeur Benoit par le parlementaire. Quelque temps après ces évènements ( attaque du Palais Présidentiel par des inconnus armés et incendie des locaux des principaux partis de l’Opposition par des partisans du pouvoir ) , le dirigeant de l’Opposition avait indiqué que le sénateur du Sud-Est était présent lors de l’incendie de sa résidence à la Plaine du Cul-de-Sac par des proches du président Jean Bertrand Aristide . Au cours de la rencontre du 8 juillet , le sénateur Prince Pierre Sonson affirme que maitre Victor Benoit a reconnu s’être trompé. En ce sens, le dirigeant de l’Opposition va retirer sa plainte et l’affaire va être conclue à l’amiable , prévoient les avocats des parties. Le sénateur Prince Pierre Sonson a été entendu par le juge Bernard Saint-Vil , en charge de l’instruction du dossier du 17 décembre 2001 à Port-au-Prince, et par la Commission des juristes de l’Organisation des Etats Américains (OEA) autour de son éventuelle participation aux évènements . La présence du sénateur Prince Pierre Sonson, le 17 décembre à Port-au-Prince , notamment dans les parages de Radio Caraibes qui avait été attaquée à coup de jets de pierre par des membres d’Organisations Populaires (OP) Lavalas et aux alentours de la résidence du dirigeant de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) ,Gérard Pierre Charles , avait fait l’objet d’une polémique entre le parlementaire du Sud-Est et son collègue de l’Ouest , Dany Toussaint . Prince Pierre Sonson avait alors révélé sur les ondes que le sénateur Toussaint l’avait appelé au téléphone pour lui faire savoir qu’il détenait ses photos sur les lieux . Le sénateur Prince s’était défendu en affirmant qu’il tentait d’empêcher les OP de commettre des actes répréhensibles .

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