Football et désarmement : la MINUSTAH salue la proposition du Brésil

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La Mission de Stabilisation de l’ONU en Haïti réaffirme son engagement à accompagner les autorités haïtiennes dans le processus de désarmement. La MINUSTAH accueille favorablement la contribution sportive du Brésil tout en précisant que plusieurs possibilités sont envisagées. « C’est une idée géniale », dit Toussaint Congo Doudou, porte-parole de la mission, mais cela reste très loin d’être la principale option à privilégier pour amener les détenteurs d’armes illégales à coopérer, précise-t-il, lors d’une conférence de presse, le mercredi 30 juin 2004. « La contribution des artistes peut être également sollicitée » laisse entendre M.Doudou qui précise que la campagne de désarmement doit être une bataille de longue haleine et pour y parvenir tous les cas de figures devront être pris en compte pour limiter les failles. Toussaint Congo Doudou est optimiste dans la réussite du programme de désarmement mais ne lui posez pas la question à savoir combien de temps cela prendra pour désarmer car il ignore la durée du mandat de la MINUSTAH. Sur cette question de désarmement, tout le monde paraît sceptique, ou du moins, la confiance n’est pas trop présente dans l’esprit des citoyens. Il est difficile de remettre en question quelque soit la formule évoquée, match de foot-ball ou autre chose pour faire récupérer des armes. Le président Luis Inacio da Silva « Lula » a proposé, le mardi 29 juin, l’organisation d’un match de football entre les sélections du Brésil et d’Haïti, au mois d’août à Port-au-Prince, pour supporter la campagne de désarmement. Pour avoir accès au stade Sylvio Cator, il faut remettre au préalable son arme illégale. Par ailleurs, le porte-parole de la Mission des Nations Unies de Stabilisation en Haïti dément les informations communiquées par les militaires démobilisés du Plateau Central sur une cohabitation avec la MINUSTAH dans le cadre du maintien de l’ordre dans cette région du pays. Toussaint Congo Doudou affirme que la MINUSTAH n’a jamais conclu d’accord avec les militaires démobilisés dans le Plateau Central pour réaliser des patrouilles conjointes.

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