Les survivants de « La Scierie » réclament justice et de meilleures conditions de vie

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Les habitants du quartier « La Scirie » à Saint-Marc se réjouissent de l’arrestation de l’ancien Premier ministre lavalas Yvon Neptune. Les rescapés du massacre du 11 février 2004 réclament justice et la mise derrière les barreaux de tous les auteurs de la tuerie. « La Scierie », zone réputée dangereuse et inacessible aux partisans de l’ancien régime où tout suspect n’était pas le bienvenu.Plus de barricades maintenant,la circulation est fluide. « Gran lakou»,situé au cœur même de « La Scierie » ,où s’étaient retranchés les membres du Rassemblement des Militants Conséquents de St-Marc (RAMICOSM),présente l’image d’une zone ravagée par la guerre. Les ruines des maisons incendiées par les sbires de l’ancien régime lavalas sont gardées comme une preuve vivante qu’un massacre a été perpétré dans le quartier,48 heures après la visite, le 9 février, de l’ancien premier ministre Yvon Neptune écroué au Pénitentier National,depuis le dimanche 27 juin. Les victimes du massacre du 11 février, interrogés par Radio Métropole, le mercredi 30 juin, applaudissent des deux mains l’arrestation de l’ex-chef du gouvernement lavalas. Quatre mois après la tuerie de Lascierie ayant fait plus d’une cinquantaine de disparus dont certains calcinés,les victimes portent encore les stigmates des bourreaux. Elles pointent du doigt l’ancien chef de la Villa d’Accueil,Yvon Neptune, qui, à leur avis, était venu donner l’ordre de mener cet assaut contre les opposants à Lavalas et même des citoyens sans chapelle politique. D’autres proches du régime déchu se doivent d’être sous les verrous, exigent les victimes du massacre du 11 février. Elles citent,entre autres,l’ancien commissaire du gouvernement,Me Frénot Cajuste,Biron Odigé,Vickès Janvier,Jean Claude Jean Baptiste,alias Ti Jean Claude et consorts.En attendant,ils souhaitent que l’ancien Premier ministre réponde aux questions de la justice sur son implication présumée dans le massacre. A « La Scierie », les témoignages sont pour le moins émouvants. Depuis le massacre,les victimes vivent dans des conditions difficiles et de plus en plus dégradantes.

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