Impasse dans les pourparlers en Haïti : La Déclaration conjointe de Kingston exige la présence d’Ariel Henry sur la table de discussions

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Les émissaires de la Communauté des États de la Caraïbe (CARICOM) ont rencontré un obstacle majeur dans leur tentative de résoudre la crise en Haïti lors de leur troisième journée de dialogue. Les deux principaux groupes protagonistes, les signataires de la Déclaration conjointe de Kingston et les tenants de l’Accord du 21 décembre 2022, ont refusé de s’asseoir à la même table en l’absence du Premier Ministre Ariel Henry.

Malgré les efforts déployés par les émissaires de la CARICOM pour encourager le dialogue et la réconciliation nationale, les négociations sont au point mort. Les signataires de la Déclaration conjointe de Kingston insistent sur la présence du Premier Ministre Ariel Henry pour toute discussion substantielle, tandis que les partisans de l’Accord du 21 décembre 2023 se montrent intransigeants sur leur position.

La situation est d’autant plus préoccupante que le groupe des éminentes personnalités de la CARICOM, chargé de faciliter les négociations, doit quitter Haïti le 10 septembre prochain. À ce stade, aucune information n’a été rendue publique concernant une reprogrammation de cette discussion cruciale.

Il est important de noter que la décision du Conseil de Sécurité de l’ONU d’accepter le déploiement d’une force internationale en Haïti, le 15 septembre prochain, est étroitement liée à la signature d’un accord entre le gouvernement du Dr. Ariel Henry et l’Opposition. L’impasse actuelle compromet sérieusement les perspectives de résolution pacifique de la crise dans ce pays des Caraïbes.

La communauté internationale reste attentive à l’évolution de la situation en Haïti, alors que les espoirs d’une solution rapide s’amenuisent dans un contexte de détérioration continue de la sécurité et de l’instabilité politique.

Marvens Pierre

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