Inauguration d’un pont provisoire sur la Rivière de la Grand’Anse

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Le premier Ministre Haïtien, Ariel Henry, accompagné du ministre des Travaux publics, transports et communications, Rosemond Pradel, ont procédé à l’inauguration du pont provisoire sur la rivière de la Grand’Anse. Cet ouvrage financé par la Banque mondiale à hauteur de trois millions USD rétablit la connexion entre le département de la Grand’Anse et le reste du pays.  

« La construction de ce pont traduit l’engagement du gouvernement de mettre en place le maillage routier et ainsi connecter les dix départements du pays à travers notamment la construction et la rénovation de chaussées et des ouvrages d’art – ponts, dalots, murs de soutènement – sur tout le territoire national, » a dit Rosemond Pradel, ministre des Travaux publics, transports et communications« Au-delà des axes principaux, le ministère des Travaux publics accorde un intérêt particulier à la réhabilitation des routes secondaires en vue de relancer l’économie paysanne. »

Ce pont mesurant environ 70 mètres de long et 10.5 mètres de large, incluant deux passages à piétons, et érigé sur des piliers en fondation profonde va permettre à la population du département de la Grand’Anse, estimée à plus de 460 000, de renouer avec les échanges interurbains, quelque soit les conditions météorologiques. En effet, à la suite du séisme du 14 aout 2021, et la fermeture du pont Dumarsais Estimé, les utilisateurs de la route nationale no 7 ont dû affronter la rivière de la Grand’Anse pour atteindre la ville de Jérémie, ce qui était quasiment impossible au moment des crues.

« La mise en service de ce pont souligne l’importance que la Banque mondiale accorde à la reconstruction des infrastructures endommagées lors du tremblement de terre d’août 2021.  Plus généralement, la résilience d’Haïti aux risques de catastrophe qui augmentent en fréquence et en gravité avec le changement climatique est un des piliers fondamentaux du programme de la Banque mondiale », a dit Laurent Msellati, chef des opérations de la Banque mondiale en Haïti. « Les catastrophes naturelles, qu’elles soient de nature climatique ou sismique, constituent une menace majeure pour Haïti et est un des principaux facteurs de la fragilité de l’économie. Haïti doit avoir une culture de gestion des risques de catastrophe et continuer à investir dans ce domaine avec l’aide des nombreux partenaires du développement impliqués dans ces programmes. »

Après le séisme, la Banque mondiale a alloué une enveloppe de 194 millions de dollars pour supporter la réponse du gouvernement haïtien, avec notamment 50 millions USD pour la réhabilitation des voies de communication dont les pertes et dommages ont été évalués à un peu plus de 151 millions USD dans l’Evaluation des besoins post-désastre (PDNA). Ces fonds d’urgence viennent compléter deux projets de développement du réseau routier haïtien financé par la Banque mondiale totalisant un investissement de 258 millions USD.

Au cours des dernières années, le financement de la Banque mondiale a permis au gouvernement haïtien de renforcer et de réhabiliter une trentaine d’infrastructures routières majeures, et de construire ou réparer 210 petits ponts, cunettes et segments de route dans les différents départements du pays.    

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