Journée internationale de la liberté de la presse: hommage aux journalistes haïtiens

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A l’occasion du 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse, l’ambassadeur américain à Port-au-Prince, Janet Sanderson, rend hommage à la presse haïtienne. La diplomate a plaidé en faveur du respect de la liberté de la presse soulignant l’importance des journalistes pour le renforcement de la démocratie en Haïti . Pour sa part, l’Association nationale des médias haïtiens a invité la presse à la méditation et se réjouit de la perception dont la presse haïtienne fait l’objet au niveau des secteurs clés du pays. Madame Anne Marie Issa a salué le courage des journalistes qui travaillent dans le sens du respect de la profession et pour le renforcement de la démocratie en Haïti. De leur côté, des associations de journalistes dans le haut Artibonite ont dénoncé la lenteur de l’appareil judiciaire du pays dans le traitement de certains dossiers. Ces associations ont en profité pour réclamer justice pour tous les travailleurs de la presse tombés sous les balles assassines des bandits.Dans son rapport Reporter Sans Frontière (RSF) affirme que malgré la bonne volonté affichée par le gouvernement intérimaire de Gérard Latortue, la lutte contre l’impunité dans les dossiers Jean Dominique et Brignol Lindor n’a pas connu de progrès sensibles. Certains événements sont même particulièrement préoccupants. Début décembre, on apprenait que 75 % des pièces du dossier d’instruction sur l’assassinat de Jean Dominique avaient disparu du greffe de la Cour de cassation. Peu après, le doyen du tribunal de première instance démentait cette information mais, au 1er janvier 2005, la plus grande confusion entourait toujours la localisation exacte des dites pièces.Concernant le dossier Brignol Lindor, aucun progrès n’a été enregistré. Depuis le printemps 2003, il reste bloqué devant la Cour de cassation malgré l’engagement pris en juin 2004 par le gouvernement intérimaire que cette institution rendrait rapidement sa décision sur le droit contesté à la famille d’être reconnue partie civile.

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