La contestation contre l’intervention du gouvernement dans la crise à l’université gagne du terrain

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Une dizaine d’organisations de divers secteurs de la société telles l’Initiative de la Société Civile (ISC) , l’Initiative Citoyenne (IC) , la NCHR, le Centre Oecuménique de Droits Humains ont signé une note conjointe pour dénoncer l’attitude du Pouvoir Lavalas. Pour les représentants de ces secteurs, le comportement de l’Exécutif Lavalas ressemble à celui du dictateur défunt François Duvalier. Ces organisations du monde universitaire, de défense des droits de l’homme et de la société civile se disent profondément indignées par la situation que vit l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Indignées, écrivent-elles, face à l’arrêt du processus électoral, préoccupées suite à la décision du ministère de l’Education Nationale de dissoudre le conseil exécutif de l’UEH et de nommer une commission “de facto” au mépris des dispositions transitoires règlementant l’université. L’article 21 de ces dispositions stipule que  » tant qu’une nouvelle loi sur l’université n’aura pas été promulguée, le Conseil Exécutif assume, dans les limites de ses attributions la responsabilité de la gestion académique , administrative et financière de l’UEH dans toutes ses composantes : planification , organisation , évaluation , contrôle et représentation « . Les organisations signataires de la note qualifient d’arbitraire la décision ministérielle en date du 26 juillet 2002 et soulignent qu’elle rappelle tristement la répression estudiantine des années soixante par le régime Duvalier. Ces représentants de divers secteurs de la société civile et du monde universitaire appellent au respect des principes démocratiques qui doit prévaloir à tous les niveaux. Ils demandent aux responsables du ministère de l’Education Nationale de reprendre immédiatement le processus électoral sur une base autonome par le conseil de l’université. Se déclarant solidaires du Front de Résistance pour la Défense de l’autonomie de l’Université, ces organisations qui sont déjà en contact permanent avec le front et le conseil exécutif élu de l’UEH entendent soutenir toute mobilisation pacifique pour sauvegarder l’autonomie de l’université.

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