La crise persiste à l’Hôpital Général de Port-au-Prince

281

Les résidents du service d’orthopédie n’ont pas repris le travail en dépit des garanties données par le ministère de la santé de mettre à la disposition des grévistes le matériel réclamé. Des collègues affectés aux autres sections de l’HUEH appuient le mouvement. Et le jeudi 16 mai 2002, ils ont brillé par leur absence dans les couloirs de l’hôpital. L’appel lancé par le ministère de la santé publique et de la population n’aura pas été suivi par les résidents grévistes qui continuent de réclamer du matériel pour pouvoir offrir des soins de qualité aux patients. Ces résidents du service d’orthopédie critiquent la gestion du dossier par les responsables du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) qui, disent-ils, préfèrent défiler devant la presse au lieu de les rencontrer pour discuter d’un problème purement médical. De plus, les grévistes se déclarent offusqués par les récents propos du directeur général du MSPP , Emiles Charles . Ce dernier a laissé entendre, le mercredi 15 mai, que l’HUEH n’était pas la priorité des priorités du ministère de la santé. Toutefois, il avait expliqué que la situation de cet hôpital universitaire est bel et bien sur la liste des préoccupations du ministre Henri Claude Voltaire. Ce mouvement est appuyé par tous les résidents de l’hôpital général en terme de revendications. Mais la plupart d’entre eux hésitent à entrer dans le bras de fer. Ils souhaitent un mouvement plus structuré avec la participation effective de tous les services pour forcer les responsables de la santé à mettre à la disposition du personnel médical tous les moyens nécessaires au bon fonctionnement du plus grand centre hospitalier. Dans ce bras de fer entre le ministère de la santé et les résidents grévistes à l’HUEH, les éternelles victimes restent les patients défavorisés dont leur situation médicale se complique de jour en jour. Le service d’orthopédie durement touché par l’arrêt de travail des résidents qui dure déjà depuis environ un mois, est dans un état très critique. Entre temps, d’importants travaux sont entrepris dans ce bâtiment au mépris des malades qui respirent de la poussière et qui ne peuvent plus fermer l’oeil durant la journée non pas en raison des douleurs mais de la pétaudière qui y règne.

Publicité