La désignation d’un nouveau chef de gouvernement jugée prématurée par un haut responsable catholique

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Le vice-président de la Conférence Episcopale, Monseigneur Guire Poulard, dit regretter la désignation d’un nouveau premier ministre sans la conclusion d’un accord politique . L’Evêque de Jacmel estime qu’il serait préférable de reprendre les négociations entre Fanmi Lavalas et la Convergence Démocratique afin d’aboutir à un compromis pour tirer le pays du gouffre . Le prélat craint une polarisation de la situation politique avec l’installation d’un nouveau gouvernement en l’absence de consensus . Monseigneur Poulard est d’avis que la solution à la crise actuelle passe par la tenue de nouvelles élections législatives et locales . Le numéro 2 de la Conférence des Evêques Haitiens (CEH) rejoint ainsi la position exprimée par l’Initiative de la Société Civile (ISC) à travers son porte-parole , le pasteur Edouard Paultre. Ce dernier avait rappelé que la situation politique s’était considérablement dégradée après les évènements du 17 décembre 2001 (attaque du Palais National par des inconnus armés et incendie des locaux de l’Opposition par des proches du pouvoir) et estimé qu’il fallait à tout prix travailler à la relance des discussions inter-haitiennes sous la médiation de l’Organisation des Etats Américains (OEA). Pour sa part, la Convergence Démocratique (Opposition) qui réclame un accord politique et justice pour le 17 décembre avant d’intégrer le gouvernement actuel , estime que la désignation de Yvon Netptune au poste de premier ministre pourrait constituer un coup dur pour le processus de négociations.

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