La femme fatale de Baby Doc, selon l’Express

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« La mystérieuse Véronique Roy est le cerveau du retour inopiné et controversé de Jean-Claude Duvalier à Port-au-Prince. A quoi joue cette compagne très affairée », s’interroge Vincent Hugeux, l’auteur de l’article « La femme fatale de Baby Doc » publié ce 28 décembre par le magazine français l’Express en ligne. »Cette brune avenante et manoeuvrière sait faire preuve de constance. En 1995, lorsque Patrick Budail, gérant de L’Eden bleu, à Mougins (Alpes-Maritimes), porte plainte pour grivèlerie et escroquerie contre Duvalier fils et sa mère, Simone, descendus dans son hôtel sous les noms de M. et Mme Valère, elle apure en deux chèques une partie de l’ardoise ».Mais qui est-elle en réalité ? « Silhouette fluette et lunettes fumées, écrit Vincent Hugeux, elle a surgi sur l’avant-scène le 16 janvier, dans le sillage de l’ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, 59 ans, de retour au pays après un quart de siècle d’exil en France. L’énigmatique Véronique Roy est bien plus que la conjointe et porte-parole de « Baby Doc ». « Sans elle, jamais celui-ci ne serait rentré », tranche l’écrivain américain Bernard Diederich, implacable chroniqueur de la tyrannie duvaliériste. » »Un épais mystère flotte sur le parcours de sa nouvelle compagne, connue à l’époque sous le nom d’Hermance, peut-on relever dans l’article. Les uns évoquent un passé de styliste familière des monarchies du Golfe; d’autres une carrière de conseillère en relations publiques ». « Parce qu’elle parle le créole et porte un patronyme fameux à Port-au-Prince, on lui prêtera même des origines haïtiennes, quitte à lui conférer le statut de petite-fille de Paul Eugène Magloire, chef de l’Etat de 1950 à 1956. « Légende, objecte Bernard Diederich. Elle n’a pas une goutte de sang haïtien dans les veines. » De l’aveu d’un avocat fidèle à Jean-Claude, Véronique détient un passeport français ». »D’emblée, celle-ci chaperonne son compagnon. Elle verrouille l’accès au despote déchu, filtre les demandes d’interviews, voire souffle les réponses. Il lui arriva même de prier en vain un journaliste français de tenir la plume de Jean-Claude, censé rédiger ses Mémoires. »Jamais Mme Roy ne me laissait seul avec lui, raconte Diederich. Après qu’elle eut rompu tout contact, ce pauvre diable téléguidé m’a appelé, embarrassé: « Pardonne-lui, Bernard, elle aime tant Haïti… » En savoir plus : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/la-femme-fatale-de-baby-doc_956493.html HA/radio Métropole Haïti Crédit photo : REUTERS/Eduardo Munoz

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