La mobilisation anti Minustah s’intensifie

125

Deux manifestations distinctes ont été organisées hier à Port-au-Prince et à New York pour réclamer le départ des casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Dans la capitale haïtienne non loin du Palais National les étudiants de la faculté d’Ethnologie ont entamé leur deuxième semaine de protestation contre la présence des casques bleus.Aucun accrochage n’a eu lieu au cours de cette journée les étudiants, qui n’avaient pas gagné les rues, ont lancé une campagne de promotion de leur mouvement.Des étudiants annoncent que le mouvement s’intensifiera jusqu’au départ des casques bleus. Les étudiants ont bénéficié du précieux support de l’un des responsables de la faculté d’Ethnologie.Le vice doyen à la recherche, Yves Blot, soutient que la Minustah a causé trop de torts au pays.La souveraineté nationale est bafouée, se plaint M. Blot qui réclame des réparations en guise de compensation avant un éventuel retrait. Le champ de Mars est devenu un vrai capharnaüm en raison ce mouvement de protestation.Les forces de l’ordre ont érigé des barricades aux abords du Palais National pour empêcher l’avancée des manifestants au Champ de Mars.La combinaison des barricades des forces de l’ordre et des manifestants est la principale cause de l’énorme bouchon enregistré pendant toute la journée dans cette zone. Dans le même temps, des groupes d’haïtiens de la diaspora ont manifesté devant le siège de l’Onu à Manhattan , contre la présence de la force d’occupation.Les manifestants en Haïti et à New York dénoncent les nombreuses violations de droits de l’homme imputées aux casques bleus. Ils accusent des membres de la mission onusienne d’avoir introduit le choléra et récemment d’avoir infligé des sévices sexuels à un jeune haïtien.Le viol de Johny Jean par 4 casques bleus uruguayen a été la cause occasionnelle du déclenchement de la mobilisation anti-Minustah. LLM / radio Métropole Haïti

Publicité