La Police Nationale d’Haiti à la recherche d’un second souffle auprès de la société

208

La Police Nationale d’Haiti (PNH) fête le 12 juin prochain la sortie de sa première promotion en 1995. L’institution tente de se donner une nouvelle image en organisant une campagne d’explication auprès de divers secteurs. Les responsables de la PNH ont rencontré, le vendredi 7 juin 2002, des jeunes du Volontariat pour le Développement d’Haïti (VDH).Ces deux (2) heures d’échange entre les policiers et les jeunes du VDH ont porté principalement sur le fonctionnement de la police , sa mission, son organisation. D’autres thèmes de sensibilisation ont été également abordés par les responsables de la police, entre autres, l’alphabétisation, le SIDA et la drogue. Le porte-parole de la PNH , Jean Dady Siméon, a souligné l’importance d’une telle démarche qui vise à rapprocher la police de la population et favoriser une meilleure compréhension de l’institution. Les jeunes du VDH se sont montrés très attentifs et très intéressés par le fonctionnement de la PNH. Ils n’ont pas hésité à poser des questions assez pertinentes relatives à la campagne de désarmement, aux actes de brutalité commis par des policiers au moment de certaines arrestations. La question police/politique était également sur le tapis. Selon un jeune du VDH, les responsables de la police devraient penser à développer des stratégies visant à dépolitiser l’institution policière. Les responsables du VDH qui ont facilité cette première rencontre entre des jeunes et la police se déclarent déjà satisfaits des échanges. A leur avis, une telle initiative est bénéfique tant pour la PNH que pour la population juvénile. Selon le porte-parole de la police nationale, cette campagne qui vise à donner un nouveau départ et une nouvelle image à l’institution policière va se poursuivre dans des écoles, églises, marchés publics etc. Jean Dady Siméon a également mis l’accent sur une campagne parallèle qui va être menée au sein même de la PNH pour sensibiliser et mieux éduquer les policiers qui très souvent ont des comportements reprochables, sept (7) ans après le déploiement de la première promotion donnant naissance à l’institution.

Publicité