La prudence est de rigueur au niveau des députés lavalas suite à l’arrestation de Ronald Cadavre

236

Les parlementaires Lavalas qui qualifient l’interpellation du puissant chef d’Organisations Populaires (OP) , Ronald Camille dit Ronald Cadavre , de pas important dans la lutte contre l’impunité ne sont pas légion . Au Parlement haitien , tout le monde veut être prudent , la nouvelle laisse les lavalassiens partagés dans leur approche mais ils sont unanimes à dire que la justice doit poursuivre son travail. Richel Lafaille, président de la commission justice et droits humains à la Chambre Basse estime que “ c’est une bonne chose pour le pays, pour les institutions, pour le peuple qui a soif de justice . Pour Simpson Libérus, député contesté de la 3ème circonscription de Port-au-Prince c’est un grand pas franchi dans la lutte contre l’impunité. “Il n’y a pas de crime impardonnable” soutient le parlementaire , témoin de l’incident du 10 septembre 2001 qui a coûté la vie à Fritzner Jean dit Bobo. Le député Libérus estime que cette arrestation symbolise aussi le triomphe de la justice sur le laisser-aller . Militant tel que qualifié par ses pairs lavassiens, Ronald Cadavre a été depuis fort longtemps l’objet de poursuite judiciaire . Ses sympathisants ont même eu l’opportunité de mettre des patrouilles de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à rude épreuve. L’homme fort de la Saline considéré comme un fugitif par l’ex-ministre de la justice Gary Lissade et finalement placé sous haute surveillance policière a finalement été pincé après 6 mois de « recherche « . Réagissant aux critiques des Organisations des droits humains qui qualifiaient l’attitude de la PNH de laxiste , Milien Romage, président de la commission sécurité publique de la Chambre Basse, a avancé que la police avait fait son travail tandis que Ronald Cadavre s’était mis à couvert pendant longtemps . L’accusation retenue contre Ronald Cadavre est celle du meurtre sur le nommé Fritzner Jean devant le Palais Législatif le 10 septembre 2001. Alors que la clameur publique continuait à le dénoncer, Ronald Cadavre était perçu comme un intouchable compte tenu de son statut de militant proche de Lavalas. Les OP de la Saline font pression pour obtenir sa libération tandis que l’appareil judiciaire se donne pour mission de faire respecter la loi.

Publicité