La requête d’Haiti n’était pas spécifique assure un expert 

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Un spécialiste en sécurité publique appelle à la prudence en ce qui a trait aux premières révélations du Miami Hérald sur la force multinationale sous commandement du Kenya. 

M. Ricardo Germain soutient que le gouvernement kenyan n’a pas publié un rapport officiel sur la mission d’évaluation de cette semaine. <br><br>

Em ce qui a trait à la proposition d’une force chargée de protéger les infrastructures stratégiques, M. Germain note que la requête du gouvernement haïtien n’était pas assez claire. 

Il rappelle que le gouvernement haïtien avait sollicité une force d’appui à la Police Nationale.  Or une force de protection stratégique est une force d’appui. <br><br>

En outre il explique que le gouvernement avait sollicité une force robuste de maintien de la paix donc de dissuasion. Ce qui est différent d’une force d’imposition de paix qui impliquerait des opérations contre les gangs. <br><br>

M. Germain souligne qu’une force d’appui peut se spécifier sur le plan logistique. 

Interrogé sur la poursuite des exactions par les gangs,  M. Germain précise que les bandits ne sont nullement effrayés par les annonces. De plus même lorsqu’une force sera sur le terrain les gangs ne seront pas pas démantelés en un instant,  ajoute t-il. <br><br>

En ce qui concerne les échéances pour le déploiement de la force, M. Germain juge qu’on pourra avoir les prémices lors de la prochaine assemblée générale de l’ONU en septembre 2023. 

À son avis les premiers éléments de cette force seront sur le terrain vers la fin de l’année. <br><br> LLM / radio Métropole Haïti 

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