La SHONC propose une campagne nationale d’information sur le cancer

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Dix (10) femmes sur cent développeront un cancer du sein pendant leur existence, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La majorité d’entre elles mourront des complications de cette pathologie, toujours selon la même source. Le cancer du col de l’utérus constitue également un problème de santé publique. Mais, ces tumeurs peuvent être évitées ou traitées si elles sont dépistées précocement. Une question de vie ou de mort. Toute femme âgée entre 20 et 39 ans devrait connaitre les techniques de palpation pour détecter les moindres modifications au niveau de ses seins notamment l’apparition de petites boules. A partir de 40 ans, toute femme doit faire une mammographie ou radiographie des seins qui permet de déceler la présence d’une lésion de la grosseur d’une tête d’épingle. A ce stade, le traitement est garanti à cent pour cent et sans risque de récidive, selon le président la Société Haïtienne d’Oncologie (SHONC), le docteur Jean Cantave. La prévention est de mise également pour le cancer du col de l’utérus qui peut être traité s’il est dépisté à temps, affirme le responsable de la SHONC. Le docteur Jean Cantave indique que ce cancer est lié directement à l’activité sexuelle. Il dépend de la fréquence des rapports et du rythme de contamination aux Infections Sexuellement Transmissibles (IST). Les risques de développer un cancer du col sont plus importants chez les femmes qui ont eu très tôt leur première relation avant même que leurs vagins aient la maturité nécessaire, souligne Jean cantave qui suggère aux femmes de faire un pap-test après avoir contracté une IST. Outre la palpation, la mammographie et le pap-test qui permettent de dépister à ses débuts un cancer du sein et du col de l’utérus, la campagne d’information et de sensibilisation est également efficace. Pour réduire considérablement les risques de développer ces pathologies, la Société Américaine de Cancer recommande d’avoir une alimentation à base de légumes et de fruits, de céréales et d’haricot ; d’éviter les aliments riches en matières grasses; d’arrêter de fumer et de limiter la consommation d’alcool. Ces informations doivent être véhiculées jusqu’à ce que la population soit consciente des dangers du cancer, souligne le docteur Cantave. Mais ce travail ne peut se faire sans un véritable partenariat entre les institutions impliquées dans la lutte contre le cancer et le ministère de la santé publique, affirme le président de la SHONC. Sur le plan socio-économique, des efforts doivent être déployés pour venir en aide aux femmes défavorisées qui ont le plus de risques de développer un cancer du sein, estiment des cancérologues de l’Institut Haïtien d’Oncologie. Parallèlement, il faudra lancer des campagnes nationales d’information et d’éducation pour faire face à ce problème de santé publique.

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