Lavalas à la recherche d’une solution au conflit Chérestal/Ménard

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Le président de la République continue de garder le mutisme sur le conflit ouvert entre le chef du gouvernement et le ministre de l’intérieur. Parallèlement, le représentant national a.i. du parti au pouvoir se montre très prudent face à l’évolution du dossier des passeports en urgence. Les responsables de la Famille au pouvoir paraissent avoir de la difficulté à trancher dans ce différend qui oppose deux (2) ténors lavalassiens. Qui sortira vainqueur dans cette partie de bras de fer engagée entre le premier ministre haïtien et son ministre de l’intérieur ? La raison du plus fort dans ce contexte , si fort existe à part Jean Bertrand Aristide saura-t-elle triompher ? Sous les projecteurs de la presse , la poignée de main sèche de Henri Claude Ménard à Jean Marie Chérestal saura-t-elle suffire à prouver que le respect et la paix entre les deux (2) hommes d’état existent . De toute évidence cette paix réclamée a cor et a cri par le ministre Ménard a plutôt l’air d’une guerre froide quand on sait que vingt-quatre (24) heures plus tôt , le ministre de l’intérieur a été dans le collimateur du chef du gouvernement sous des accusations foudroyantes de forfaiture continuelle. Mais par delà ces critiques au vitriol dont a été l’objet M. Ménard, une autre interrogation fait surface, le ministre n’a-t-il jamais été assisté par d’autres responsables lors de la perception de ces fonds prélevés sur les passeports imprimés en urgence? Faut-il seulement une signature lors de ces sorties de fonds ou tout simplement ces sorties ne sont-t-elles pas co-signées ou ces perceptions se font-t-elles sans signature? Dans le cas de cette dernière considération, l’anarchie serait le terme tout indiqué pour accompagner le vocable de forfaiture utilisé par le premier ministre. En tout cas les deux hommes en conflit qui se sont serrés la main publiquement le mercredi 24 octobre à la réception donnée par les Nations-Unies au Ritz Kinam veulent prouver qu’entre fils d’une même famille il peut bien y avoir malentendu , même si les causes de ce différend éclaboussent leur image. Ce qu’il faut surtout souligner c’est que les deux (2) hommes ne ratent jamais l’occasion de renouveler leur foi au président et chef du parti Lavalas , Jean Bertrand Aristide . Chérestal a répété le slogan du président « lapè nan tèt, lapè nan vant” au Ritz Kinam, tandis que Henri Claude Ménard s’est attaché au slogan “la paix le respect” . Et dans ce dosssier le plus prudent est le représentant nationale a.i. du parti ay pouvoir, Yvon Neptune, qui refuse d’aller trop vite en besogne. Tandis que le sénateur contesté Gérald Gilles se prononce en faveur du renvoi du gouvernement qui n’inspire plus confiance , selon lui, le troisième sénateur de l’Ouest quant à lui prend clairement ses distances par rapport à une éventuelle interpellation du premier ministre et de son cabinet pour un vote de confiance ou non . Dans cette situation embarassante , les ténors lavalas semblent chercher une issue comportant le moins de casse possible.