Le bras de fer continue entre le ministère de l’éducation nationale et le Conseil de l’Université

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La réunion tenue , le mercredi 7 août 2002, entre la ministre Myrtho Célestin Saurel , et une délégation du Conseil a confirmé la délicatesse de la situation . En dépit des propositions et contre–propositions , la ministre soutient que la loi est de son côté. Au bout de six (6) heures d’échanges , les deux (2) parties ont fini par formuler des propositions, trois (3) de chaque côté. D’abord le Conseil de l’Université suggère la prorogation du processus électoral principalement prévu pour le 26 juillet à la rentrée universitaire. L’instance suprême de l’UEH propose également le retrait de la décision ministérielle du 30 juillet nommant une commission provisoire à la tête de l’université . Et pour ne pas laisser les trois (3) personnalités nommées par le Pouvoir sans activité , le conseil sortant suggère qu’elles soient intégrées dans une structure du MENJS où elles travailleraient de concert avec le conseil de l’UEH à l’élaboration de la loi cadre devant régir l’université. Enfin, pour ne pas livrer le Rectorat à lui-même, le Conseil de l’UEH se propose de nommer trois (3) personnalités appelées à gérer les affaires courantes jusqu’à la tenue des prochaines élections . A l’opposé, la délégation du ministère de l’éducation nationale a fixé sa position ,elle aussi ,en trois points . D’abord, le gouvernement réaffirme la décision du 27 juillet portant sur la dissolution du conseil élu à la tête de l’université. Deuxièmement ,le ministère décide le maintien de son communiqué en date du 30 juillet créant la commission provisoire devant assurer le fonctionnement du Rectorat pour une période ne dépassant pas six (6) mois et le troisième point , le gouvernement ouvre une porte au conseil de l’UEH en lui offrant la possibilité de désigner deux (2) représentants au sein de la commission provisoire qui passerait de trois à cinq (5) membres. La ministre de l’éducation nationale persiste et signe . Myrtho Célestin Saurel prévient que les décisions prises les 27 et 30 juillet dernier sont irrévocables donc non négociables . Le Conseil de l’Université ne lâche pas prise. Forte de l’appui de différents secteurs à la défense de la préservation de l’autonomie de l’université ,l’instance suprême de l’UEH réaffirme l’illégalité de la mesure de dissolution du Conseil Exécutif. Le professeur Christian Rousseau ,membre du Conseil de l’UEH , appelle la ministre à assumer ses responsabilités pour la réussite de la prochaine rentrée académique .

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