Le déboisement massif menace les rares forêts d’Haïti

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L’environnement haïtien est toujours malade. Des mesures devraient être prises pour empêcher notamment le déboisement massif de nos forêts en voie de disparition. C’est le cas de la Forêt des Pins où des riverains s’attaquent aux arbres pour pouvoir faire face au quotidien. Sans qu’on s’en rende compte, la dégradation accélérée de l’environnement reste et demeure l’une des plus graves crises auxquelles se trouve confrontée Haïti, actuellement. En tout état de cause, les responsables du pays ne peuvent en aucun cas minimiser l’action des spoliateurs qui continuent d’envahir les bassins versants pour y construire des maisons anarchiquement. Ces dernières années, on a assisté à une multiplication des bidonvilles notamment dans la région métropolitaine. Les conséquences de ce laisser-aller généralisé sont évidentes . A chaque averse, des inondations et des éboulements sont enregistrés entrainant assez souvent des pertes en vie humaine et des dégats matériels considérables. Outre les bassins versants, nos réserves forestières subissent régulièrement des agressions de la part de gens malintentionnés. C’est le cas de la Forêt des Pins qui, actuellement, est exposée à un phénomène de déboisement sans précédent. Un paysan lance un SOS à l’endroit des nouvelles autorités de l’Etat pour qu’elles prennent d’urgence les dispositions qui s’imposent. Outre la Forêt des Pins, le Parc la Visite dans le Sud-Est subit les conséquences du déboisement massif. En raison de l’absence d’une structure de gestion efficace du parc, ce dernier est également exposé à des incendies. Doit-on souligner aussi que la coupe illicite des arbres se poursuit à travers le pays. Aujourd’hui, la plupart de nos montagnes sont dépourvues de couverture végétale. Par rapport à la gravité de la situation, des mesures drastiques devraient être prises dans un court délai par les responsables de l’Etat. A commencer par le Morne l’Hôpital qui, aujourd’hui, totalement dénudé ou presque, représente une menace pour la capitale haïtienne. A plus forte raison, il faudra réhabiliter complètement les massifs entourant Port-au-Prince si l’on veut stopper la détérioration des infrastructures routières et protéger les nappes d’eau souteraine de la région métropolitaine.

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