Le gouvernement diffère son intervention sur le marché des changes

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Les autorités monétaires n’ont fait l’annonce d’aucune mesure pour stopper la dégringolade de la Gourde sur le marché local des changes. Lors d’un point de presse, le mardi 23 juillet 2002, les responsables de la Banque ont estimé que le comportement des agents économiques était à la base de la forte appréciation du dollar. Ils ont fait remarquer que le billet vert avait légèrement replié évoluant dans une fourchette de 29 gourdes, 29.50 et un peu plus. Toutefois, la Banque Centrale se réserve le droit d’intervenir sur le marché pour corriger la situation au cas où la gourde n’arrive pas à se refaire une santé par rapport à la devise américaine . Le ministre de l’économie et des finances , Faubert Gustave , s’ était réuni, le lundi 22 juillet 2002 , avec le conseil de direction de la Banque Centrale sur la dépréciation continue de la gourde par rapport au dollar . Dimanche dernier , le Grand Argentier de la République avait tenté de calmer le jeu à un moment où une certaine panique est enregistrée chez les acteurs économiques après le pic de trente (30) gourdes atteint par le dollar américain au cours des dernières séances sur le marché local des changes. Faubert Gustave avait affirmé qu’il ne voulait pas anticiper sur les mesures à prendre pour redonner de la valeur à la monnaie haitienne mais avait souligné que le gouvernement allait adopter des dispositions pour maintenir une certaine stabilité de la gourde par rapport au billet vert . M. Gustave avait indiqué que le gouvernement de concert avec la Banque Centrale allait agir de façon à éviter les anticipations négatives qui pourraient donner encore plus d’allant à la monnaie américaine . Les économistes ne se déclarent pas surpris par l’attitude des autorités financières . Ils soutiennent que la marge de manoeuvre du Pouvoir est étroite dans les circonstances actuelles . Ils avancent que les réserves ne dépassent pas soixante-dix (70) millions de dollars tandis que le déficit ne cesse d’augmenter . Pour ces experts, le gouvernement pourrait utiliser les bons BRH mais ceci risque de ne pas produire d’effets au niveau du marché en mal de confiance . Ils soutiennent également qu’après le vote du budget par le Parlement , l’Exécutif n’a d’autre choix que présenter devant les parlementaires une nouvelle loi de finances rectificative , ce qui va contribuer à augmenter le taux d’inflation et le déficit public .

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