Le journaliste Israël Jacky Cantave réaffirme qu’il a été enlevé

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Le journaliste de Radio Caraïbe ,Israël Jacky Cantave, prend le contre- pied des déclarations faites par le directeur de la Police judiciaire, Jannot François, qui met en doute son enlèvement par des inconnus armés, le 15 juillet 2002, dans la commune de Delmas. Le reporter et co-responsable de la salle des nouvelles de Caraibes F.M., dans le maquis depuis la poursuite des menaces contre sa personne, maintient la version des faits qu’il avait présentée suite à sa libération, le 16 juillet dernier. Dans une intervention sur Radio Métropole, Israël Jacky Cantave s’interroge sur le comportement du directeur de la Police judiciaire qui a changé de discours sur le dossier en moins d’une semaine. Le journaliste de Caraïbes FM se dit prêt à répondre à nouveau aux questions de la Police Nationale et a rappelé qu’il n’avait pas subi de dommages physiques. Israël Jacky Cantave déplore l’entêtement des responsables de la Police à faire passer le dossier de son enlèvement pour un montage. “ Les contradictions dont parle le commissaire Jannot François existent dans la manière de mener l’enquête autour de mon enlèvement” a notamment déclaré Israël Jacky Cantave. Dans la soirée du lundi 19 août 2002, Caraibes F.M. , dans un éditorial, avait rejeté la version policière. Lors d’un point de presse, dans la matinée du lundi 19 août 2002, le directeur de la Police judiciaire , Jeannot François , avait dit relever plusieurs contradictions dans la version des faits présentés par le journaliste à propos de son enlèvement. Le commissaire François avait expliqué que Jacky Cantave n’a présenté aucun traumatisme suite à son enlèvement, selon des rapports médicaux. Le directeur de la police judiciaire avait fait aussi remarquer que des passagers se trouvaient sur la banquette arrière de la voiture du reporter de Radio Caraïbes le soir de l’annonce de la perpétration de l’acte. Jeannot François avait indiqué qu’il allait transmettre les nouveaux éléments de l’enquête au Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince pour les suites nécessaires.Ces déclarations avaient contrasté avec celles présentées la semaine dernière par le directeur de la Police judiciaire autour de l’affaire. Le 13 août , Jeannot François, citant des rapports médicaux, avait indiqué que le journaliste de Caraïbes F.M. ainsi que son ami avaient été maltraités par leurs ravisseurs et avaient subi des dommages physiques . Dans une présentation sommaire du document , le directeur de la police judiciaire, Jeannot François, avait affirmé que le confrère avait été malmené et l’enquête de proximité dans la zone où Israël Jacky Cantave et Frantz Ambroise ont été retrouvés avait révélé qu’effectivement les deux jeunes hommes ont été séquestrés .

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