Le président de l’Anamah doute de la compétence du juge sur l’affaire Moise

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Le président de l’un des syndicats de juges, le magistrat Jean Wilner Morin, doute que l’enquête judiciaire sur l’assassinat du président Jovenel Moïse sera efficace.
Le magistrat argumente ses préoccupations en attirant l’attention sur l’inexpérience du juge instructeur désigné, M. Gary Orelien.


Il justifie ses appréhensions en faisant valoir que le juge Orelien est un néophyte, qui un an après sa nomination n’a toujours pas instruit la moindre affaire.
Confier un dossier aussi important à un juge qui n’a pas l’expérience des dossiers de corruption et de lutte contre la drogue s’apparente à un coup de poker, de l’avis de maître Morin.


Il tempère toutefois estimant que le doyen du tribunal de Première Instance de Port-au-Prince peut servir de coach au juge instructeur.
C’est à ses yeux la seule chance pour que l’enquête de l’ex substitut du commissaire du gouvernement de Saint Marc ne soit pas bâclée.


Il rappelle que le doyen Bernard Saint Vil est réputé pour son expérience et sa compétence.
Le pays attend qu’une enquête sérieuse, équilibrée, éclairée et scientifique soit réalisée, prévient le président de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (Anamah),
M. Morin se défend de critiquer un collègue mais soutient qu’il entend insister sur les critères indispensables d’une bonne enquête.
Il soutient que le juge instructeur en charge de ce dossier doit être parmi les plus capables, les plus chevronés et les plus crédibles.

LLM / radio Métropole Haïti