Le président Jean Bertrand Aristide fait l’auto-critique du pouvoir Lavalas.

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Le chef de l’Etat, Jean Bertrand Aristide , a fait son mea-culpa en concédant que la corruption et les lacunes dans l’appareil judiciaire gênent l’action gouvernementale. M. Aristide qui a tenu ses propos, le dimanche 7 avril 2002, sur la place de Cathédrale du Cap-Haitien , bientôt restaurée, fait part de sa volonté de combattre la corruption dans l’administration publique sous toutes ses formes . Le président de la République invite ses partisans à dénoncer les corrompus et les dilapidateurs de fonds publics tout en se félicitant d’avoir le courage de combattre ce mal qui , dit-il, est un héritage des régimes installés en Haiti depuis 200 ans. Parallèlement, Jean Bertrand Aristide reconnait que la justice , un des trois piliers du mouvement Lavalas, ne fonctionne pas sur de bonnes bases . En ce sens, le chef du parti Fanmi Lavalas donne raison à tous ceux qui critiquent l’appareil judiciaire et qui clament que l’impunité règne en maitre en Haiti. M. Aristide voulant donner une nouvelle orientation à sa doctrine Lavalas a indiqué que Lavalas doit être  » une eau claire , limpide , fraiche devant soulager les coeurs « . Le chef de l’Etat qui était à sa première visite au Cap-Haitien depuis son retour au pouvoir , le 7 février 2001, en a profité pour annoncer des projets dans divers domaines tels l’électricité, l’éducation, l’eau potable et l’infrastructure routière pour le développement de la région Nord . Jean Bertrand Aristide qui était dans la deuxième ville du pays à l’occasion de la mort du précurseur de l’Indépendance , Toussaint Louverture, le 7 avril 1803, doit se rendre ce lundi 8 avril à Ouanaminthe pour poser la première pierre du Parc Industriel de la zone franche transfrontalière avec son homologue dominincain , Hipolito Mejia .’

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