Le problème du quorum persiste au Sénat de la République

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Les parlementaires Lavalas éprouvent beaucoup de difficultés à être présents sur leur lieu de travail en dépit de la domination qu’ils exercent sur le Corps Législatif . Les sénateurs , membres du parti au pouvoir , en particulier , ont du mal à se défaire des mauvaise habitudes des précédentes législatures qu’ils ont tant critiquées . Les séances ratées au Parlement ne se comptent plus sur les doigts de la main. A la Chambre haute particulièrement, c’est tout simplement un rituel, le Sénat de la République est ravagé par la pratique dite de la chaise vide. Rares sont les projets ou propositions de lois épuisés en assemblée plénière. Pour environ dix-huit (18) mois de fonction, le bilan n’est pas trop réconfortant pour les sénateurs Lavalas en terme des travaux réalisés. Lans Clonès , sénateur contesté de la Grand-Anse, n’est pas resté indifférent à cet état de fait. Pour lui, la solution doit passer par une prise de conscience. La problématique de quorum semble liée à des situations multiples. Le sénateur Louis Gérald Gilles entrevoit une démotivation chez certains collègues. Au Sénat, à chaque séance en assemblée, les membres du bureau sont obligés de passer des coups de fil à certains collègues pour être sûrs de leur participation. Participation , bien entendu , à des travaux pour lesquels ils sont rémunérés. Le Grand Corps compte actuellement 18 membres actifs suite à la démission de Yvon Neptune devenu premier ministre et de l’absence prolongée de Myrlande Libérus pour cause de grossesse. Il faut également noter l’absence des sept (7)  » sacrifiés  » dans la perspective de trouver une issue à la crise née des élections législatives et locales du 21 mai 2000. Sur un effectif de 18 , ce n’est pas toujours évident de pouvoir réunir le quorum de 14 sénateurs requis pour tenir séance. Un autre aspect du problème est également soulevé par des observateurs politiques . Le président de la République, Jean Bertrand Aristide , à chaque cérémonie ou encore à chaque déplacement, traine derrière lui tout un cortège de manifestants ou de supporters parlementaires.

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