Le Sénat et la Primature luttent contre la vulnérabilité politique

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C’est une opposition complice qui s’installe au sommet des pouvoirs politiques en ce début d’année 2022.
Le Premier Ministre haïtien M. Ariel Henry, et les 10 sénateurs encore en fonction ne peuvent se prévaloir d’une certaine légitimité suivant les prescrits de la constitution.
M. Henry, meme s’il n’a pas été noratifié par le Parlement, a tout de même été nommé par un président élu.
De même les sénateurs sont les co dépositaires de la souveraineté nationale, étant élus au suffrage universel direct.


À couteaux tirés depuis plusieurs mois pour le contrôle du pouvoir le Premier Ministre Henry et son gouvernement d’une part, le sénateur Lambert et ses collègues d’autres part ont eu le lundi 10 janvier 2022 une nouvelle rencontre ou séance de travail.
Les deux parties ont échangé sur les échéances qui sonneront le glas de leur légitimité tout au moins suivant l’avis de nombreux spécialistes.


C’est après la petite cérémonie protocolaire de rentrée parlentaire que M. Henry a voulu écouter les points de vue des membres du Grand Corps.
Dialogue de sourds peut être puisque les deux camps n’entendent pas bouger les lignes.


Les sénateurs estiment que leur mandat arrivera à expiration en 2023 et M. Henry veut être le guide de la transition grâce à l’accord du 11 septembre 2021.
C’est donc une méfiance réciproque qui s’installe en raison de la vulnérabilité du Sénat, après le 10 janvier et du Premier Ministre après le 7 février 2022.


La rencontre du 10 janvier aura permis de clore une période. C’est une nouvelle saison politique qui s’annonce celle où les dirigeants et officiels ne disposeront d’aucune légitimité populaire ou constitutionnelle.
Une saison d’instabilité puisque les acteurs politiques haïtiens sont peu enclins à trouver des consensus.

LLM / radio Métropole Haïti