Les chefs des partis au pouvoir supportent le premier ministre

127

Les dirigeants des partis politiques, membres du gouvernement, Alliance, OPL, Fanmi Lavalas, Union et Fusion, appellent leurs élus à accorder un vote de confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis lors de la séance d’interpellation du 28 février. Le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, est sorti de son silence pour réclamer que les députés de sa formation votent pour la stabilité politique.Il souhaite que les élus accordent un délai au gouvernement tout en admettant que la population a manifesté son insatisfaction face à l’action du gouvernement. Toutefois M. Paul croit que la stabilité politique est importante pour que le pays ne sombre à nouveau dans la confusion.Selon lui, les partis politiques membres du gouvernement ont la responsabilité morale de faire des efforts afin d’améliorer les conditions de vies de la population. Dans le même temps, un porte parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) réclame des parlementaires un vote de confiance pour le premier ministre Alexis.Tout en reconnaissant l’insatisfaction de la population face à l’action gouvernementale, le porte parole de l’OPL estime qu’il faut trouver des solutions différentes du renvoi du premier ministre. Interrogé sur l’attitude du député de OPL, Acluche Louis Jeune, un des députés interpellateurs, le porte parole de l’OPL affirme que le dossier a été traité au sein du parti. De son coté, le chef de file de Fanmi Lavalas, Rudy Herivaux se déclare contre un éventuel renvoi du premier ministre et appelle les députés a faire preuve de lucidité.Selon le sénateur Herivaux, les députés doivent accorder un délai au gouvernement pour la mise à exécution des projets visant à soulager la misère de la population.Rudy Hervaux dit craindre également que le renvoi du premier ministre entraîne un blocage du processus électoral.Pour sa part le chef de file de l’Union, Chavanne Jeune, souligne toutefois qu’il faut éviter une nouvelle crise au pays.Selon lui le renvoi du premier ministre peut entraîner le blocage du processus électoral et des hésitations dans l’aide de la communauté internationale. » Changer les hommes n’amènera rien de nouveau, il faut changer les structures », ajoute t-il. Dans le même temps, le porte parole de la Fusion des Sociaux démocrates, Micha Gaillard, avait estimé qu’un remaniement du gouvernement est une urgence.  » La Fusion est inconfortable et souhaite que le gouvernement pluriel cède la place à un gouvernement de coalition « , dit-il.Le premier ministre Jacques Edouard Alexis s’est dit prêt à répondre à l’interpellation des parlementaires le 28 février 2008, faisant remarquer que la lettre d’interpellation ne mentionne pas le dossier de la vie chère.  » La lettre fait état de la politique générale et du bilan du gouvernement », dit-il soulignant avoir sollicité une copie de la demande d’interpellation formulée par 8 députés.