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Haïti
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Les gangs continuent d’imposer la terreur 

Des organisations de défense des droits humains et le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) font état de cas de violence ayant coûté la vie à plusieurs centaines de personnes. Les violences des gangs ont provoqué une augmentation du nombre des déplacés internes dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. La plateforme des organisations de défense des droits humains (POHDH) tire la sonnette d’alarme à cause de la détérioration des conditions sécuritaires.

 Dans son dernier rapport elle fait état de 10 massacres perpétrés dans les départements de l’Ouest de l’Artibonite et du Centre. Ce rapport, qui prend en compte le premier semestre de l’année, fait état de 2 000 personnes tuées. Le Secrétaire Général de la POHDH, M. Alermy Piervilus, se désole que la situation a tendance à s’aggraver en dépit des assurances des autorités.

Face à cette dégradation de la situation sécuritaire, M.Piervilus émet des doutes sur la volonté réelle des autorités compétentes. Il se demande si effectivement les officiels engagent des actions et politiques publiques en vue de résoudre la crise. Aucun droit n’est respecté qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé ou du logement, martèle M. Piervilus constatant que le renforcement de la PNH et des FADH n’a pas permis de rétablir le climat sécuritaire.   

Le système qui favorise les violations des droits fondamentaux semble hors de contrôle en dépit de la présence de la Force de Répression des Gangs (FRG), appelée à appuyer les forces nationales. Les responsables de la POHDH critiquent le gouvernement monocephale qui dispose de tous les moyens pour pour atteindre les objectifs fixés. Dans le même sens il dénonce la récente intervention de la ministre des affaires étrangères à la tribune de l’ONU annonçant que la situation sécuritaire s’était considérablement améliorée.  

542 morts lors des récentes violences en Plaine 

Par ailleurs le BINUH a communiqué des statistiques sur les bilans des violences enregistrées au cours du dernier trimestre dans la zone de la plaine du Cul-de-sac et dans l’Artibonite. Les affrontements violents entre gangs rivaux, liés au contrôle des sources de revenus illicites et aux activités d’extorsion dans la zone de La Plaine de Cul-de-Sac, ont fait au moins 542 morts et 355 blessés.

Selon le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et du BINUH 23 % des victimes étaient des membres de la population locale. Au cours des affrontements, les membres de gangs ont commis des violences sexuelles contre les habitants et violé au moins 176 femmes et filles. Les violences dans ces régions ont entraîné le déplacement forcé d’au moins 18 000 personnes.

En outre le BINUH révèle qu’entre le 29 mars et le 30 avril, les attaques des gangs se sont intensifiées dans le département de l’Artibonite, à Petite Rivière-de-l’Artibonite, Dessalines, Saint-Marc, L’Estère et Gonaïves. Elles ont fait au moins 122 morts et 70 blessés.

LLM / radio Métropole Haïti 

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