Les Nations unies condamnent la recrudescence des actes d’extrême violence perpétrés par les gangs

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in Port-au-Prince, Haiti, Friday, May 31, 2019. ( Photo/Dieu Nalio Chery)

 Les Nations unies en Haïti condamnent dans un communiqué, avec fermeté la recrudescence des actes d’extrême violence perpétrés par les gangs armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et le département de l’Artibonite, notamment les localités de Petite Rivière de l’Artibonite, Verrettes, l’Estère et Liancourt.

Ces actes se sont intensifiés entre la période du 27 février et 9 mars 2023, n’épargnant aucune couche de la société et entrainant des atteintes graves aux droits de l’homme, en particulier des atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique et au droit de propriété. Pendant cette période, lors d’affrontements entre les gangs, au moins 187 personnes ont été tuées, 152 autres ont été blessées et deux femmes ont disparu et sont toujours portées disparues. Près de 260 autres personnes ont été enlevées à leur domicile ou dans des lieux publics depuis le début de l’année.

Selon ce communiqué, le département de l’Artibonite est également devenu le théâtre d’affrontements entre des gangs, motivés par la volonté de terroriser la population et de contrôler davantage de territoire. Cette situation s’est caractérisée par des déplacements de populations, avec comme corollaire, des pertes en vies humaines et la destruction des biens privés et publics, y compris l’abandon des rizières et des plantations en dépit de l’insécurité alimentaire.   

La situation est d’autant plus alarmante pour les enfants, qui sont souvent soumis à toutes les formes de violence armée, y compris le recrutement forcé et les violences sexuelles, aux conséquences dramatiques. À cela s’ajoute la fermeture de nombreuses écoles en raison de l’insécurité causée par les gangs, mettant en cause le progrès réalisé par Haïti en matière de mise en œuvre du droit à l’éducation.

Les Nations Unies en Haïti expriment leur profonde préoccupation pour les milliers de personnes déplacées et appellent les autorités haïtiennes à s’acquitter de leurs obligations conventionnelles en matière de droits de l’homme.

Les Nations Unies en Haïti réaffirment leur soutien à la population et leur engagement à travailler avec les partenaires nationaux, régionaux, et internationaux pour soutenir les efforts des institutions publiques vers un retour à la stabilité et à la sécurité.

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