Les victimes de la dictature entendent faire appel de l’ordonnance

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L’ordonnance du juge instructeur Jean Carvesse, recommandant un procès contre Jean Claude Duvalier, uniquement pour corruption, révoltent les victimes de la dictature de Baby Doc. Robert Duval, une des victimes qui avaient répondu aux questions du juge instructeur, dénonce une décision politique.Selon lui le juge ne jouissait pas d’une totale indépendance. Il en veut pour preuve les déclarations du président Martelly sur le dossier. M. Duval, qui avait été incarcéré à Fort Dimanche, explique avoir été témoin de la mort de plus de 180 autres prisonniers.Il avait pu recouvrer la liberté à la faveur de l’élection de Jimmy Carter aux Etats-Unis. Les plaintes pour violations des droits humains et crimes contre l’humanité n’auraient pas été prises en compte.M. Duval qualifie l’ordonnance de décision regrettable.Il s’agit d’une gifle infligée aux victimes de la dictature, insiste M. Duval qui espère que les poursuites judiciaire déboucheraient sur le procès du Duvalierisme. Un peuple sans mémoire peut répéter les mêmes erreurs prévient –il tout en faisant remarquer que les crimes économiques de Duvalier avaient été précédées de crimes politiques.Les victimes de la dictature de Duvalier entendent faire appel de l’ordonnance du juge instructeur afin de déboucher sur un procès qui permettra d’informer les jeunes sur les atrocités enregistrées durant les 29 ans des Duvaliers. Interrogé sur la nécessité d’une réconciliation nationale, M. Duval s’est dit disposés à pardonner moyennant une sanction légale. LLM / radio Métropole Haïti

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