L’extradition des auteurs du coup d’Etat de 1991 ne semble pas une priorité pour Lavalas

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 » Le gouvernement ne fait pas la chasse aux sorcières « . C’est la réponse du ministre de la justice , Maitre Calixte Delatour , aux demandes de la Fondation 30 septembre , association regroupant une partie des victimes du coup d’Etat militaire de 1991, en ce qui a trait à l’extradition des principaux responsables du régime militaire , l’ex-général Raoul Cédras et l’ex-colonel Michel François . Invité du Journal du Matin de Radio Métropole de ce mercredi 29 janvier 2003 , Maitre Delatour, mis à l’index par des organisations de défense des droits humains et des membres d’Organsiations Populaires (OP) Lavalas pour ses bonnes relations avec l’ancien commandant de l’armée durant la période du coup d’Etat , s’est montré prudent et conciliant sur ce dossier . Le ministre de la justice qui s’exprimait dans le cadre de la déportation par des autorités américaines des ex-colonels Carl Dorélien et Hébert Valmont ,condamnés au procès du massacre de Raboteau ,le lundi 27 janvier, a révélé que le gouvernement n’avait pas effectué de démarches pressantes en ce sens auprès de son homologue américain tout en précisant qu’une requête avait été déposée auprès des Etats-Unis après le jugement sous le règne de René Préval ( 1996-2001 ) . Maitre Delatour a précisé qu’il n’y a pas de traité d’extradition entre les deux (2) pays et la décision américaine est souveraine ajoutant que les anciens officiers n’étaient pas en prison mais retenus pour contrôle entre autres de leur nationalité. Interrogé , par ailleurs, sur les demandes au chef de l’Etat d’un groupe de parlementaires américains relatives au licenciement de hauts cadres de la police qui seraient impliqués dans le trafic des stupéfiants , M. Delatour a reconnu qu’il y avait des  » policiers pourris  » . Le ministre de la justice indique que ce dossier est à l’ordre du jour ainsi que celui de certaines personnes dont le train de vie mérite d’être analysé .

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