L’Opposition se dit déterminée à obtenir la fin du régime Lavalas

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Les forces politiques de l’Opposition relancent la mobilisation pour faire partir le président Jean Bertrand Aristide et renouvellent leur foi dans l’organisation d’élections démocratiques . Dans un communiqué conjoint en date du 1er janvier 2003 , les différents secteurs de l’Opposition annoncent qu’ils  » n’entendent pas reconnaitre et ne reconnaitront aucun acte d’engagement de M. Jean Bertrand Aristide et/ou de son régime qui violerait la Constitution et les lois de la République , qui porterait atteinte aux intérêts supérieurs de la nation et qui crèerait des obligations d’Etat pour Haiti sur la scène international et devant le peuple haitien . Le texte poursuit qu’ “ Haiti est en danger , la nation est en péril , le peuple n’en peut plus , Aristide doit laisser le pouvoir qu’il détient sans mandat en vue de permettre l’établissement des conditions idéales pour la réalisation d’élections libres honnêtes et démocratiques « . Les membres de l’Opposition, toutes tendances confondues , concluent leur prise de position en affirmant : “ Conseil Electoral Provisoire (CEP) oui , élections oui , mais après Aristide sous un gouvernement de transition avec un président provisoire de consensus . Ce texte conjoint signé par la Convergence , le FRONCIPH , l’Union Patriotique , la Coordination des Autres Partis Politiques non alignés par l’Opposition , le Comité de Vertières et des personnalités indépendantes engagées se déclare sensible aux  » doléances et réclamations légitimes des 184 institutions , regroupements et organisations de douze (12) secteurs vitaux de la société haitienne qui ont exigé de M. Jean Bertrand Aristide un ensemble de sept (7) conditions essentielles à mettre en place avant d’engager tout processus électoral crédible et démocratique en Haiti » . Dans un message à l’occasion du nouvel an, l’Union Patriotique s’est montré très critique vis-à-vis du président Jean Bertrand Aristide. Le porte-parole de l’UP, René Julien, dénonce la gestion du régime en place qui, selon lui, n’a fait que contribuer à la dégradation des conditions de vie de la population haïtienne. Pour sa part, le dirigeant du Parti National Démocrate Progressiste d’Haïti (PNDPH) renouvelle son appel à la tenue d’une conférence nationale pour un nouveau départ. Turneb Delpé – membre du comité de suivi du “Cri de Vertière” – soutient qu’il faut aujourd’hui un contrat social pour changer Haïti.

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