L’UE exhorte les autorités haïtiennes à faire cesser immédiatement la violence des gangs

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La Délégation de l’UE et les Ambassades de ses États Membres expriment dans un communiqué  leur profonde consternation face à la dégradation constante de la situation des droits humains dans les quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince sous l’emprise des gangs armés, ayant provoqué lors des dernières semaines des centaines de morts et disparus et des milliers de déplacés.

Parmi les violations intolérables des libertés fondamentales subies systématiquement par les populations qui y habitent (incluant le droit à la vie), la Délégation de l’UE et les Ambassades de ses États Membres sont vivement préoccupées par les rapports faisant état d’actes de violence sexuelle. Parmi les victimes, soumises parfois aux viols collectifs, on compterait aussi des petites filles et des petits garçons adolescents.  Ce type spécifique de violence, utilisé par les gangs armés pour instiller la terreur, anéantir la volonté de résistance, obtenir la soumission ou déplacer des populations, entraine des effets irréparables et irréversibles sur les victimes et, globalement, sur l’ensemble des communautés locales.

La Délégation de l’UE et les Ambassades de ses États Membres appellent à l’arrêt immédiat de ces actes répugnants ainsi qu’aux affrontements armés et à toute action de violence, afin de permettre aux victimes, notamment dans la commune de Cité Soleil, de recevoir les soins d’urgence ainsi que l’assistance humanitaire essentielle.

La Délégation de l’UE et les Ambassades de ses États Membres exhortent les Autorités haïtiennes à multiplier les efforts pour faire cesser immédiatement ces violations injustifiables des droits humains, en intensifiant la lutte contre les gangs criminels et en poursuivant en justice tous les auteurs de ces actes ainsi que les entités et personnes qui les soutiennent.