L’Union Européenne : l’Aide en Question

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L’Union Européenne pourrait décider de suspendre son aide à Haïti, selon une déclaration rendue publique par la Présidence Française au nom des quinze. Dans cette déclaration, l’Union Européenne a condamné le refus des autorités haïtiennes de reconsidérer les résultats des élections sénatoriales. Tout d’abord, l’Union Européenne déclare s’associer pleinement à la démarche de la Mission d’Observation de l’OEA qui a consisté a signalé au Président Préval et au Président du CEP une erreur flagrante et déterminante dans le mode de décompte des voix aux élections sénatoriales.L’UE marque ainsi son incompréhension quant au refus catégorique du CEP et des autorités haïtiennes de reconnaître cette erreur qui semblait pourtant aisée de corriger.Toujours dans ce communiqué, l’UE condamne les menaces qu’elle qualifie d’inadmissibles qui ont amené le Président du CEP a quitter le pays.L’UE regrette que le Président Préval et le CEP n’aient pas répondu favorablement à la tentative de médiation de la CARICOM et à l’appel lancé par le Président du Conseil de Sécurité pour que le Gouvernement prenne compte des observations de la Mission de L’OEA.Dans ce contexte, la tenue du deuxième tour des dispositions constitutionnelles afférentes aux élections et de la loi électorale en vigueur doit être considéré comme la base de règles fondamentales de la démocratie et de l’Etat de Droit comme l’ont souligné à la fois l’OEA et la CARICOM, organisations dont Haïti est membre.Pour l’Union Européenne, le refus des autorités de rétablir les conditions dans lesquelles se sont déroulés les récents scrutins, constitue une grave entorse à ces règles fondamentales. Face à cette situation, l’UE affirme s’associer pleinement aux observations du Secrétaire Général des Nations Unies et du Chef de la Mission de l’OEA.L’Union Européenne prévient qu’elle pourrait se voir contrainte de reconsidérer sa politique en Haïti, en particulier, dans le domaine de la coopération et du développement, si le processus démocratique était remis en question.Dans le cadre de la Convention de Lomé, l’Union Européenne souligne que ceci impliquerait l’application des dispositions de l’article de 366 bis, y compris une suspension partielle ou totale de l’aide.Les pays d’Europe Centrale et Orientale associés à l’Union Européenne, Chypre, Malte, la Turquie, ainsi que l’Islande et le Liechtenstein, pays membres de l’Espace de L’Union Européenne à Haïti représenterait un coup extrêmement dur pour le régime lavalas

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