OEA : « Corrigez les Erreurs ! »

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La communauté internationale semble déterminer à obtenir des autorités haïtiennes une révélation du scrutin du 21 mai. Le Conseil permanent de l’Organisation des Etats Américains réuni à Washington le jeudi 13 juillet l’a clairement indiqué en dépit des protestations du chancelier haïtien ; la menace de suspension de l’aide à Haïti est de nouveau brandie.De toutes les interventions faites au cours de cette session spéciale du Conseil Permanent de l’OEA destinée à réexaminer le rapport du Chef de la Mission d’Obervation Electorale en Haïti, on n’aura noté que des avertissements musclés de presque tous les états membres. Il est question dit-on, de porter les autorités haïtiennes à corriger les erreurs qui auraient entâché les scrutins, et ceci malgré l’intervention du Ministre Haïtien des Affaires Etrangères. Prenant la défense du Gouvernement Haïtien, Fritz Longchamps a fait remarquer que le Gouvernement de Port-au-Prince n’était pas responsable des actes du CEP, un organisme indépendant. Le Chancellier Haïtien a aussi indiqué que l’OEA n’avait pas pour mission de produire des recommandation au CEP, l’unique tribunal électoral. Dans son rapport, Orlando Marville dénote une violation flagrante de la loi électorale par le CEP et la constitution haïtienne en attribuant, dit-il, dix sièges de sénateurs à des candidats n’ayant pas obtenu la majorité absolue. Le CEP a dû annuler les élections sans raison dans certaines régions, juste parce que l’opposition allait les remporter selon Orlando Marville. Comme menaces proférées à l’encontre des dirigeants Haïtiens au cours de cette session, le Canada et l’UE avertissent que Haïti pourrait perdre des millions de dollars d’aide internationale si elle ne tient pas compte des accusations d’irrégularités orchestrées lors du 21 mai. Le représentant des Etats-Unis, Thomas Shannon a également averti que Washington et beaucoup d’autres membres de la communauté internationale auraient des difficultés à travailler avec un parlement haïtien élu durant un processus trouble. Le Secrétaire Général de l’OEA, César Gaviria a clôturé la session avec l’espoir exprimé que les autorités haïtiennes corrigent les dites erreurs qui auraient été révélées. M. Gaviria a de plus indiqué que « les erreurs peuvent et doivent être corrigées ».

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