
Le ministère de l’éducation nationale accorde une grande priorité à la collaboration avec les partenaires techniques et financiers dans le cadre des efforts visant à moderniser le système éducatif. Ce partenariat a permis de relever plusieurs défis dont celui de mobiliser des ressources pour payer les salaires des enseignants des cours de rattrapage, la construction d’établissements scolaires et l’accès à des outils numériques.
La Banque Mondiale, la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et l’UNICEF figurent parmi les principaux partenaires techniques et financiers apportant une grande contribution notamment dans l’amélioration de l’accès à l’éducation. Plus de 1 200 ONG sont impliquées dans l’appui au secteur éducatif et les fonds mobilisés sont pris en compte dans le budget de la République. Les accords bilatéraux, paraphés au plus haut sommet de l’État, permettent de mobiliser des ressources cruciales pour le secteur. Les partenaires travaillent avec et pour le ministère de l’éducation, a laissé entendre le ministre.
Accès à internet dans les établissements publics
L’accès au numérique est un préalable à la réforme curriculaire mise en branle récemment. Le ministre Vijonet Déméro est résolu à poursuivre les chantiers lancés par ses prédécesseurs. Un campus numérique pour toutes les universités publiques dans les 10 régions départementales sera lancé en octobre 2026. Le ministre apporte son expertise dans la formation à distance qui vise à atteindre le standard international. Ces universités publiques relèvent de l’autorité du ministre qui exprime le vœu que la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques soit supérieure à celle des autres.
La nomination des enseignants, un épineux dossier
La nomination des enseignants est l’un des secteurs prioritaires ne pouvant être résolu avec l’aide des partenaires techniques et financiers. M. Déméro rappelle que le ministère des Finances et la Primature doivent s’assurer du respect des normes dans le cadre des nominations. 160 lettres de nomination ont déjà été approuvées et la Primature réalise la même procédure pour plus de 200 autres.
Il s’agit d’une tâche ardue puisque le nombre des enseignants sollicitant des lettres de nomination est supérieure à 10 000. Les fonds disponibles dans le budget permettront de régulariser 1 200 dossiers, prévient le ministre annonçant des dispositions pour empêcher de nouvelles dérives. Il faudra empêcher les directeurs de lycées, d’écoles nationales et les directeurs départementaux de nommer des enseignants sans provisions budgétaires. Reconnaissant la complexité du dossier le ministre exprime sa détermination à tout mettre en œuvre afin de d’améliorer les conditions des enseignants.
M. Déméro annonce une nouvelle étape dans le système éducatif à partir d’octobre 2026. La totalité des écoles nationales, lycées et universités publiques disposeront d’accès à internet. De plus tous les établissements publics disposeront de l’énergie électrique nécessaire aux nouvelles technologies. Le ministère a bénéficié de l’appui des partenaires techniques et financier dans le cadre de cette avancée.
Plus de 5 000 enseignants seront disponibles pour la filière numérique. En outre d’autres filières seront lancés telle l’éducation financière. En ce qui a trait aux nouveautés, dans chaque école un travailleur social ou une infirmière sera disponible pour apporter un appui psycho social aux enfants victimes de traumatisme résultant de la violence des gangs. Par ailleurs le ministre fait état de l’achèvement des travaux et l’inauguration d’une vingtaine de lycées et d’autant d’écoles nationales avant la rentrée scolaire. Le ministère est également préoccupé par la nécessité de régulariser plus d’une quarantaine de lycées sur les 330 fonctionnant à travers le pays.
LLM / radio Métropole Haïti

