Nomination d’un nouveau Directeur pour la Caisse d’Assistance Sociale (CAS) après des scandales de corruption

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Suite à des semaines de mobilisation des employés de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS) exigeant un changement de direction, le gouvernement dirigé par Ariel Henry a finalement pris une décision. L’ancienne directrice générale, Edwine Tonton, actuellement incarcérée depuis le mois d’avril en raison d’accusations de corruption, a été remplacée.

Le 6 juillet dernier, le citoyen Jules Moïse a été officiellement nommé en tant que nouveau Directeur Général de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS). Avant de se voir attribuer cette responsabilité, Jules Moïse occupait avec succès le poste de Directeur des affaires Juridiques au sein du Ministère des affaires sociales et du Travail (MAST). De plus, il avait également occupé le rôle de Directeur adjoint au sein de la Direction du Travail, renforçant ainsi son expertise dans le domaine social et administratif.

La mission qui incombe désormais à Jules Moïse est extrêmement délicate : restaurer la réputation ternie de la CAS, sévèrement impactée par des affaires de corruption qui ont conduit à l’emprisonnement de son prédécesseur, Edwine Tonton. Des faits graves tels que le détournement de biens publics, la prise illégale d’intérêt et la complicité de faux et usage de faux ont été mis en lumière par une enquête rigoureuse menée par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC).

Outre l’incarcération de l’ancienne directrice, Edwine Tonton, les scandales de corruption au sein de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS) ont également touché d’autres cadres de l’institution. En effet, plusieurs hauts responsables ont été inquiétés par la justice pour leur implication présumée dans des actes répréhensibles. Ces affaires ont suscité un profond mécontentement au sein du personnel de la CAS ainsi que dans l’opinion publique, renforçant la nécessité de réformes radicales et d’une lutte rigoureuse contre la corruption.

La nouvelle direction, dirigée par Jules Moïse, devra faire face à cette réalité complexe et s’efforcer de rétablir l’intégrité de l’institution en promouvant une culture d’éthique et de responsabilité à tous les niveaux. La transparence et la reddition de comptes seront essentielles pour restaurer la confiance des citoyens dans la CAS et pour permettre à cette institution cruciale de remplir pleinement sa mission d’assistance sociale au bénéfice de tous les citoyens.

Marvens Pierre

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