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Nouvelles initiatives pour libérer Gressier 

Des efforts sont déployés en vue de la réouverture de la route nationale numéro 2 au niveau de Gressier, (Sud de Port-au-Prince).  Les autorités locales et les brigadiers ont récemment pu démolir un imposant mur, érigé sur la route par les gangs. Depuis plus d’un an la route nationale est bloquée dans le quartier de Santo, limitrophe de Léogane.

Les nouvelles autorités communales entendent reconquérir les territoires perdues afin de favoriser le retour des déplacés. L’opération visant à rouvrir la route nationale devrait permettre aux autorités locales de récupérer le centre ville de Gressier.  Les autorités locales et le reste de la population n’occupent que moins de 20% du territoire communal. Les forces de l’ordre et les déplacés sont recroquevillées dans la section rurale de Ti boucan, proche de Santo.

Les efforts visant à rouvrir la route interviennent quelques mois après une première évaluation de la base des FADH. Le ministre de la défense M. Mario Andrésol, avait annoncé la remise en fonction de cette base dans le cadre de la formation de nouveaux soldats.

La réouverture de la route est indispensable en vue du fonctionnement efficace de cette infrastructure militaire.

Des notables expriment des réserves sur cette stratégie 

La stratégie des autorités communales est remise en question par certains notables, dont l’ex député Antonio Vericain. Il redoute une certaine complaisance et complicité des gangs et questionne leur passivité lors de la démolition du mur. L’ex parlementaire révèle que les unités spécialisées de la PNH n’étaient pas présentes. Les forces de l’ordre réclament des engins lourds de la direction générale de la Police afin de lancer une grande opération de démolition des murs.

 Outre la route nationale, les principales artères de la ville sont barricadées. M. Vericain craint que la démolition du mur ne soit une première étape d’une stratégie visant une cohabitation avec les gangs. Il assure que les habitants qui ont fui Gressier désirent revenir dans leur quartier mais rejettent toute forme de cohabitation avec les gangs.  Ils réclament des opérations des forces de l’ordre en vue de chasser les gangs comme préalable à un retour.

Gressier, ville assiégée 

Gressier est l’une des rares villes où la route nationale est totalement coupée. Depuis environ deux ans les habitants de la péninsule sud ne peuvent joindre la région métropolitaine de Port-au-Prince que par voie maritime ou aérienne. Des taxis motos ont recours à des routes agricoles dans les mornes de Mariani pour transporter les passagers à Carrefour. Toutefois les malfrats avaient installé des postes de péages sur ces chantiers battus. 

Au nord de Gressier des gangs contrôlent strictement le quartier de Mariani. Les habitants de s départements du sud, sud-est, Grand Anse et Nippes doivent recourir au cabotage à partir de Miragoane pour se rendre dans la capitale.

LLM / radio Métropole Haïti 

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