Opont rejette les accusations de fraudes massives

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Le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Pierre Louis Opont, a une fois de plus rejeté hier les accusations de fraudes massives lors du scrutin du 25 octobre 2015. Les candidats à la présidence de l’opposition réclament la formation d’une commission spéciale pour vérifier les fraudes massives réalisées selon eux en faveur du candidat du parti présidentiel, Jovenel Moise. M. Opont répond que tous les procès verbaux sont disponibles pour vérification sur le site web du CEP.Il fait remarquer que les partis politiques disposent de procès verbaux et pourraient présenter aux medias les vrais procès verbaux afin de dénoncer les faux.Cela n’a pas été fait jusqu’à présent, a-t-il dit. En ce qui a trait aux accusations de Fanmi Lavalas faisant état de fraudes massives vérifiées par les juges du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN), le conseiller Ricardo Augustin a nié que tous les procès verbaux analysés aient apporté la preuve de fraudes massives.Il y a dans certains procès verbaux des irrégularités qu’on peut considérer comme des fraudes, a dit le représentant de l’église catholique au sein de l’organisme électoral. Il a indiqué que ces procès verbaux ont été écartés par le Centre de Tabulation des Votes (CTV) sur requête du BCEN. Cependant le conseiller électoral s’est gardé de faire des commentaires sur les procès verbaux tirés au hasard et qui représentent un échantillon. Les dirigeants de Fanmi Lavalas affirment que l’échantillon de 78 procès verbaux tirés au hasard ne peut être considéré comme la totalité de procès verbaux frauduleux. Ils ont fait valoir que la validité d’un procès verbal est déterminée par le décret électoral.Plus de 14 critères ont été identifiés pouvant provoquer la mise en quarantaine d’un procès verbal, ont-ils soutenu. Les recommandations du BCEN au CTV n’ont pas provoqué de changement dans le classement des 10 premiers de la présidentielle. LLM / radio Métropole Haïti

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