Port-au-Prince, prison à ciel ouvert

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Les résidents de la capitale haïtienne doivent rester cloîtrer dans leur quartier en raison de l’encerclement de la région métropolitaine de Port-au-Prince par les gangs. Ceux qui s’aventurent sur les routes nationales le font à leur risques et périls.
Les routes sont totalement sous le contrôle des gangs armés qui multiplient les postes de péages. À chaque offensive des forces de l’ordre pour reprendre le contrôle d’une zone, les bandits sèment la terreur. Ce fut le cas il y a deux semaines à Morne Cabri.  Les bandits ont tué plus d’une dizaine de passagers d’un minibus.
Depuis cette date les bandits ont donné un tour de vis supplémentaire sur la liberté des passagers.  Ils volent les objets importants et enlèvent des personnes dans les minibus.
Il s’agit de la terreur d’autant que les passagers paient plus de 1 000 gourdes pour le circuit.  Les chauffeurs doivent verser 10 000 gourdes pour traverser les postes de péages.
Ce droit de passage atteint 50 000 gourdes pour les camions de marchandises.
À la gares du Plateau central de nombreux passagers étaient sous le choc. Nombre d’entre eux se sont résignés à  courir le risque faisant valoir que c’est le seul couloir encore disponible pour sortir de la capitale.
LLM / radio Métropole Haïti

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