Premier bilan de la campagne de désarmement

206

La Police Nationale d’Haiti (PNH) dresse un bilan de la deuxième phase de la campagne de désarmement lancée depuis la mi-juin. Dans un compte-rendu pour le département de l’Ouest, les responsables de l’institution ont indiqué que la quantité d’armes saisies avoisinne la trentaine . Un total de 32 armes à feux illégales ont été récupérées par des agents de la police lors de fouilles de routine et des interventions dans le cadre du banditisme , explique le porte-parole de la PNH ,l’inspecteur Jean Dady Siméon . La police travaille de concert avec la populationn en vue d’entamer la prochaine phase de l’opération de désarmement , précise M. Siméon qui indique que des perquisitions seront effectuées de concert avec la justice à partir des informations recueillies sur le terrain . Jean Dady Siméon annonce que d’autres mesures vont être adoptées sur le plan de la circulation des véhicules dans le cadre de la campagne de désarmement. Parallèlement, la police a présenté , le mardi 9 juillet 2002, une douzaine d’individus appréhendés au Centre-Ville. L’institution policière fait part du lancement d’un série de mesures pour ramener la sécurité au centre commercial de la capitale . Ces dispositions interviennent quelques jours après une rencontre entre la direction de la police et les représentants du secteur des affaires qui avait organisé, en moins d’un (1) mois , deux (2) journées de grève de protestation contre l’insécurité au Centre-Ville . Depuis le 18 juin 2002, la PNH est appelée à perquisitionner sur tout le territoire national, dans le respect des lois en vigueur, avait indiqué le directeur général de l’institution , Jean Nesly Lucien. Pour sa part, le chef du gouvernement Lavalas, Yvon Neptune, avait précisé dans cette conférence du 18 juin que cette opération de désarmement sera menée à tous les niveaux de la société. Selon M. Neptune, il n’y a pas que des habitants de Cité Soleil et de La Saline entre autres à détenir des armes illégales. Le président du conseil supérieur de la PNH n’avait pas fait non plus exception des hommes politiques qui ne seraient pas en règle et avait insisté sur les mesures judiciaires pénalisant ces infractions . Répondant aux questions des journalistes sur le sort des élus lourdement armés contrairement aux prescrits de la loi, le chef du gouvernement avait précisé que seule la police nationale était appelée à porter des armes de guerre. L’opération de désarmement ne sera pas conjoncturelle, avait précisé Yvon Neptune pour qui cette campagne n’a pas de délai. Le premier ministre avait expliqué que les stratégies pouvaient être modifiées au besoin et affirmé que le but du gouvernement était l’établissement d’un niveau de sécurité acceptable dans le pays. La décision du gouvernement de lancer une campagne de désarmement a été prise à la suite de violents affrontements enregistrés dans plusieurs quartiers populaires du pays . Le désarmement des bandes rivales est également une des conditions posées par l’Opposition pour reprendre les négociations avec le pouvoir en place . Cette question est aussi une source de préoccupation pour la communauté internationale qui, à travers le médiateur de l’Organisation des Etats Américains (OEA) , Luigi Einaudi , a relevé de graves problèmes de sécurité en Haiti et réclamé un désarmement sans exclusive.

Publicité