Un cas suspect de la variole du singe découvert dans l’Artibonite

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Alors que l’OMS écarte le risque d’une pandémie de la variole du singe, un cas suspect a été découvert dans l’Artibonite, selon le Directeur Général du Ministère de la Santé Publique.

Dans une interview exclusive accordée à Métropole, le Dr Lauré Adrien a précisé que des prélèvements ont été effectués puis envoyés à un laboratoire étranger en raison de l’incapacité du Laboratoire National à réaliser le test.

Par ailleurs, Dr Adrien a révélé qu’aucun protocole sanitaire spécial ne sera mis en application compte tenu de la nature de la maladie.

Détectée dans plus d’une vingtaine de pays simultanément ces derniers jours, la variole du singe inquiète certaines populations. Quoique l’OMS écarte le risque de pandémie, des mesures ont été prises dans plusieurs pays d’Europe ainsi qu’en Amérique du Nord où près de 400 cas de contaminations ont été recensés.

Fièvre, frissons, ganglions lymphatiques enflés, maux de tête, douleurs musculaires, lésions cutanées, sont les principaux symptômes de la maladie. Alors qu’un protocole sanitaire spécial a été mis en application après le diagnostic du premier cas COVID en Haïti, le MSSP procédera de la même façon si le cas est confirmé.

Alors que les mêmes mesures sanitaires sont en vigueur, Dr Adrien révèle que des points de contrôle sont érigés le long de la frontière binationale. Pourtant, le MSPP ne dispose toujours pas de tests rapides pour dépister les potentiels contaminés.

La variole du singe est souvent bénigne et spontanément résolutive, et les symptômes disparaissent habituellement après quelques semaines. Des cas graves et des décès peuvent survenir, mais cela n’arrive que très rarement.