Un groupe de partis et d’organisations réclament la démission du Premier ministre Latortue

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Une coalition de 50 partis et organisations politiques appelle à la « démission immédiate du Premier minitre Gérard Latortue ». Dans une résolution publiée, le mardi 22 février 2005, ces organisations réclament la « formation d’un gouvernement d’union nationale avec la participation des partis politiques et des organisations de la société civile ». Les signataires dont PADEMH, MODEREH, PNDPH, KOKAPOP, AJAMAAP, KOMOKA, FOSRED et COCHA se prononcent également en faveur de la « caducité de l’Accord du 4 avril 2004 », de « l’élimination du Conseil des Sages » et du « choix d’un nouveau Premier ministre de consensus ». Les dirigeants de ces organisations estiment que l’évasion massive et spectaculaire du 19 février au Pénitencier national a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Interrogé sur la représentativité de la plupart des organisations signataires, Gérard Blot du parti « Tèt Ansanm » est apparu embarrassé en indiquant que « ce n’était pas le plus important ». M. Blot, l’un des invités au journal du matin de Radio Métropole de ce mercredi 23 février, a poursuivi que des élections, dans de bonnes conditions, ne pouvaient être tenues avec ce gouvernement. Le KID se démarque de la position par ces formations politiques. Le dirigeant de ce parti, Evans Paul, également invité du journal du matin, estime qu’un changement de gouvernement à quelque mois des élections générales conduit à l’incertitude. Pour M. Paul, il faut des mesures administratives après les événements du 19 février tout en insistant sur la fin de cette transition le 7 février 2006. Plusieurs des partis qui avaient publié la note du 21 février annonçant une alternative tels le PDCH ( branche Marie Denise Claude), le PPRH, le MRN et le MOCRENAH n’ont pas adhéré à la résolution du 22 février. Le Premier ministre Gérard Latortue, le même jour, a écarté toute idée de démissionner de ses fonctions.

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