Un haïtiano-américain plaide coupable dans le complot visant à assassiner le président Jovenel Moïse

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Dans un développement sans précédent, Joseph Vincent, un citoyen haïtien-américain de 58 ans, a plaidé coupable de complot en vue d’assassiner le président Jovenel Moïse, faisant de lui le premier Américain à admettre sa participation à cette conspiration déstabilisante.

Vincent a confessé avoir joué un rôle fondamental dans l’organisation des réunions liées à l’assassinat du président Moïse en 2021. Utilisant une épinglette du Département d’État pour donner l’apparence de l’officialité, il a participé activement à des interactions en Haïti, contribuant ainsi à la planification et à la mise en œuvre de cette opération.

L’accusé n’était pas seulement impliqué dans les coulisses, mais également dans l’orchestration de protestations de masse en tant que couverture pour évincer le président Moïse par la force. Son implication dans ces manœuvres politiques clandestines soulève des questions sur la portée internationale du complot.

Joseph Vincent, ancien agent de la DEA, confronté à des charges graves, risque désormais une peine de prison à vie pour sa participation avouée à cette conspiration contre le chef d’État haïtien.

Dans une série de développements connexes, trois autres inculpés, dont l’ex-sénateur haïtien Joseph Joël John et l’officier colombien Germán Alejandro Rivera Garcia, ont déjà plaidé coupable dans cette affaire. Les autorités judiciaires espèrent que la coopération de Vincent fournira des informations cruciales pour étayer les charges contre les autres accusés, notamment son compatriote haïtiano-américain James Solages, actuellement en attente de jugement.

Les déclarations de culpabilité successives laissent entrevoir une avancée significative dans l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse menée par les autorités américaines. Alors que les autorités haïtiennes et américaines travaillent de concert pour démêler les fils de cette conspiration complexe et assurer que tous les responsables soient tenus pour responsables, en Haïti, l’enquête stagne, seul l’agent exécutif intérimaire de Jacmel Macky Kessa est en détention préventive sous l’ordre du juge d’instruction Walter Wesser Voltaire.

Marvens Pierre

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