Un juriste évoque un dysfonctionnement de la justice

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Le juriste Camille Leblanc tire la sonette d’alarme sur un certain dysfonctionnement du système judiciaire haïtien dans le brûlant dossier de l’enquête sur le CNE.
Il s’étonne du silence du conseil supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ) dans les poursuites enclenchées par le juge instructeur Duniel Dimanche.
De plus le doyen du tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, en tant que juge des libertés, refuserait de se prononcer.
Maître Leblanc regrette que le juge Bernard Saint Vil ne permet pas aux citoyens, visés par les mandats d’arrêt, de faire valoir leur droit puisqu’ils estiment que leur libertés sont menacées.
Une nouvelle requête sera adressée ce vendredi au juge Saint Vil.
En outre le juriste s’insurge contre le refus du juge Dimanche de surseoir à l’enquête en dépit d’une procédure de dessaisissement.
Depuis plus d’une semaine 20 personnes ont initié la procédure qui a été sifnifiée au juge,  révèle maître Leblanc s’interrogeant sur les réelles motivations du magistrat.
À son avis le juge fait montre d’une hargne dans sa démarche illégale.
En ce qui a trait au mandat international émis à l’encontre de 40 anciens officiels et ex legislateurs,  maître Leblanc évoque des manquements dans la procédure. Il souligne que c’est la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qui a légalement la charge de collaborer avec Interpol.
LLM / radio Métropole Haïti

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