Une coalition d’organismes de défense des droits humains inquiète par rapport à la remontée de la violence en Haiti

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La Plate-forme des Organisations Haitiennes de Défense des Droits de l’homme (POHDH) exprime ses préoccupations face à l’augmentation des cas de violations des droits humains . La POHDH qui vient de publier un rapport sur la situation des quatre (4) premiers mois de l’année dit avoir constatée une remontée de la violence en divers points du pays . Le regroupement de militans des droits humains affirme que les quartiers populaires où les gangs armés s’affrontent sont de plus en plus exposés à la violence . De plus, la POHDH a noté que les élus Lavalas sont impliqués dans la majorité des cas de violations des droits de l’homme enregistrés ces derniers temps. Maxime Rosny , membre de la plate-forme, fait part de ses inquiétudes d’autant que, explique-t-il, après la police , ce sont des membres du parti au pouvoir qui commettent des exactions. La POHDH se dit également angoissée par la persistance de l’impunité. Le regroupement d’associations de droits humains fait référence à la situation à Belladères où des membres de la famille du responsable Lavalas ont été tués ou encore aux Gonaives avec la présence d’individus lourdement armés sous l’appellation  » Armée cannibale ». La POHDH cite également le cas du dénommé  » Ronald Bèbè « , chef d’Organisations Populaires (OP) à la Saline, porté disparu depuis le début du mois de juillet 2002. En guise de recommandations, la Plate-forme des Organisations Haitiennes de Défense des Droits de l’homme réclame un désarmement réel des bandes rivales dans les quartiers à risque . La coalition d’organismes de droits humains demande au ministère de l’intérieur de mettre sur pied une cellule d’urgence d’observation du comportement des élus locaux et à l’Institut National pour la Réforme Agraire (INARA)d’assumer ses responsabilités dans les conflits terriens à Cercacavajal et à Saint Raphaël .

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