Une saisine  du rapport de l’ULCC par Parquet est illégale affirme un juriste

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Un rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) n’implique pas automatiquement une saisine du chef du Parquet,  déclare l’éminent juriste, M. Osner Fevry.  À ses yeux un rapport de L’ULCC n’a qu’un caractère administratif et ne peut déclencher une intervention du chef de la poursuite.

Réagissant aux invitations lancées contre des anciens fonctionnaires et élus,  M. Fevry a fait valoir que le chef du Parquet peut être saisi par un rapport de police, une dénonciation  ou une plainte. 

Pour le juriste les réseaux sociaux exercent une influence néfaste sur le système judiciaire. 

Les réseaux sociaux tuent la procédure judiciaire,  argue t-il. 

Le chef du Parquet est influencé parce qu’il ne peut analyser les rapports dans le calme et la sérénité.

Même s’il reconnaît que le rapport est intéressant, M. Fevry insiste pour une analyse en profondeur du document afin d’empêcher un assassinat de caractère.

Il considère comme un abus de pouvoir l’interpellation d’une ancienne directrice adjointe de l’ONA.

Lors d’une interview à radio Métropole,  M. Fevry a souligné que la démarche légale veut que le commissaire du gouvernement saisisse le juge d’instruction sur le dossier. <br><br> LLM / radio Métropole Haïti 

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