Volte-face des OP Lavalas sur la question du déploiement de la mission technique de l’OEA.

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Les chefs d’Organisations Populairs (OP), Paul Raymond et René Civil sont revenus sur leurs déclarations hostiles à l’arrivée des experts de l’organisation régionale faites le mardi 16 avril dernier . Le tapis rouge est désormais déroulé pour les techniciens internationaux en matière de justice, sécurité, droits humains et gouvernance. Les OP ont réalisé un virage de 180 degrés en 72 heures, elles sont passées d’une extrémité à l’autre dans leur prise de position sur l’arrivée des techniciens de l’OEA en Haïti. Mardi 16 avril, René Civil et Paul Raymond, les deux (2) puissants chefs d’OP, étaient prêts à tout faire pour empêcher à la mission de débarquer. Vendredi 19 avril, ces militants souhaitent aux techniciens étrangers la plus cordiale des bienvenues et vont jusqu’à inviter la population à collaborer. Un changement de langage que René Civil et Paul Raymond expliquent par des mauvaises informations qu’ils auraient reçues . Messieurs Civil et Raymond estiment que leur lanterne est suffisamment éclairée. Les OP lavalas sont devenues si courtoises à l’égard de la nouvelle mission de l’OEA à venir qu’ils se font du souci pour la sécurité des experts étrangers. René Civil et Paul Raymond dénoncent un complot que planifierait la Convergence Démocratique. En l’espace de trois (3) jours, les OP Lavalas sont passées du reniement à la collaboration à l’égard de la nouvelle mission de l’OEA attendue cette semaine en Haïti. Elles misent sur cette mission pour faire équilibrer la balance au sein de l’Organisation des Etats Américains qui, à leurs yeux , travaille pour le compte de la Convergence Démocratique. Paul Raymond en veut pour preuve l’agenda de travail des trois (3) juristes de l’OEA présents en Haïti dans le cadre des violences du 17 décembre 2001. Les chefs de file des OP s’en prennent au représentant du secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) à Port-au-Prince , Sergio Romero Cuevas , qui les a comparés à l’organisation para-militaire FRAPH, auteur de nombreuses exactions durant le coup d’Etat militaire (1991-1994). A l’occasion de cette nouvelle conférence de presse , Paul Raymond et René Civil n’étaient pas seuls , ils s’étaient faits accompagner des représentants d’Organisations Populaires Lavalas de diverses régions du pays parmi elles “Bale Rouze” de Saint-Marc et, “Domi Nan Bwa” de Petit Goave dont les membres recherchés par la police, sont accusés d’assassinat sur la personne du journaliste, Brignol Lindor.

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