Andrew Young prône la réconciliation et le pardon

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L’ex-ambassadeur américain à l’ONU Andrew Young renouvelle son appel en faveurdu pardon et de la réconciliation. Au terme d’une visite en Haïti de plusieurs jours à l’invitation de la chambre de commerce haïtiano-américaine, le samedi 21 mai 2005, M. Young a estimé que la miséricorde permettrait aux citoyens de mieux se comprendre. Andrew Young a indiqué que s’il fallait parler de justice, on ne saurait par où commencer avec les événements qui se sont produits dans le pays. 5 ans, 10 ans ou 50 ans, s’est-il demandé. Pour l’ancien ambassadeur, des crimes ont été commis par les différents secteurs politiques. Dans le même temps, l’ex-ambassadeur Young s’est dit confiant dans la réalisation des prochaines élections. L’ancien officiel américain souhaite que de ces joutes sort un gouvernement d’union nationale en vue de développer le pays. D’un autre côté, l’ancien ambassadeur américain à l’ONU se montre réaliste à propos du rôle de l’organisation mondiale dans la gestion des conflits internationaux. Andrew Young reconnaît que les Nations Unies n’ont jamais résolu les graves crises qui affectent le monde. Dans le cas d’Haïti Andrew Young a fait appel à la collaboration de tous les Haïtiens pour l’établissement d’un climat de paix dans le pays. Le Premier ministre Gérard Latortue salue la récente visite de l’ancien ambassadeur des Etats Unis à l’ONU. M. Latortue dit partager l’appel à la réconciliation lancé par Andrew Young à l’endroit de tous les secteurs pour affronter les problèmes qui entravent le développement du pays. Le dirigeant du KID, Evans Paul, dit croire en une distribution équitable de la justice pour garantir la stabilité. Selon M.Paul, le règne de la justice est indispensable dans le cas d’Haïti. Le responsable du parti Konvansyon Inite Demokratik poursuit que la miséricorde réclamée par M.Young passe par la vérité, le mea culpa, comme cela s’est fait en Afrique du Sud. L’ambassadeur Young devrait s’entretenir ce lundi 23 mai avec le secrétaire d’Etat américain Condoleezza Rice et compte se rendre en Afrique du Sud pour rencontrer les autorités de ce pays qui ont accordé l’asile à l’ex-président Aristide. Jean Bertrand Aristide a démissionné, le 28 février, puis laissé le pays, le 29 février 2004 sous pression populaire, armée et diplomatique. Il est reproché à son régime des crimes de sang et économiques.

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