Clarens Renois appelle à un changement de paradigme dans les pratiques politiques en Haïti

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Invité au grand journal du matin de Radio Métropole, le coordonnateur national du parti Union Nationale pour l’Intégrité et la Réconciliation (UNIR), Clarens Renois, a fait le point sur les raisons qui l’ont poussé à prendre la tête d’un parti politique. Ça va mal ! Et cette situation doit interpeller tous lesHaïtiens, a martelé Clarens Renois qui réclame le changement ! Le pays ne peut se permettre de continuer à s’engouffrer davantage dans ce désastre, dit-il. Pour M. Renois,il est impérieux de faire la politiqueautrement afin de redonner l’espoir aux jeunes qui ne veulent plus rester dans le pays. Car le pays ne leur offre aucune alternative.Le Coordonnateur general deUNIR a fait savoir que son parti politique entend apporter une nouvelle vision, un nouveau dynamisme dans les pratiques politiques en Haïti. Le parti, selon Clarens Renois, s’inscrit dans une vision moderne d’Haïti, expliquant que cette vision est ancrée dans la non-violence et la réconciliation. Par ailleurs, il en a profité pour critiquer les politiciens qui auraient utilisé la force des jeunes à des fins politiques en leur donnant des armes, invitant ces jeunes à prendre au sérieux leurs études et à s’intégrer dans les activités de leur communauté. A une question relative au nombre élevé des partis politiques [192], Clarens Renois pense le contraire à ceux qui le voient comme un grand scandale. Pour le leader de UNIR, les 192 partis politiques traduisent l’expression de 192 énergies, de volontés qui veulent réfléchir à des solutions aux problemes d’Haïti, n’excluant pas qu’il y ait à l’avenir de grands regroupements. Après une longue carrière de plus de 30 ans dans le journalisme où il a travaillétantôt comme directeur de la salle des nouvelles de Radio Métropole ou comme correspondant de plusieurs medias internationaux, dont RFI, La Voix de l’Amérique et Radio Canada, Clarens Renoisdépose le chapeau de journaliste et commence désormais une nouvelle page d’histoire pour le moins périlleuse, dirait-on, mais semble déterminé à inscrire son nom dans un changement de paradigme politique en Haïti. MJ/Radio Métropole Haïti