Des juristes plaident pour l’intensification de la certification

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En choisissant la profession de juge on choisit de ne pas être riche, martèle maître Samuel Masistin.
Il assure que les juges doivent vivre uniquement avec leur salaire.


Le salaire d’un magistrat avoisine les 75 000 gourdes.
Le magistrat peut également enseigner mais il ne peut exercer aucune autre profession ni se lancer dans le commerce.


Le revenu d’un magistrat doit être légitime. Il doit établir la source régulière du revenu.
Avec un salaire de 75 000 gourdes comment peut on construire une maison de 300 000 dollars américains, s’interroge maître Masistin évoquant un des dossiers de juges corrompus.


Le citoyen attend un degré de moralité plus élevé d’un juge.
Le magistrat doit avoir un comportement digne, insiste t -il applaudissant la mise à l’écart d’un ivrogne.


De plus le magistrat qui bénéficie de biens légués en héritage doit fournir la preuve légale de la mutation des biens. En ce qui a trait aux loteries des documents de banques sont toujours disponibles.
Le magistrat doit être irréprochable, argue le juriste qui plaide pour des sanctions exemplaires contre ces magistrats corrompus. Il faut des interdictions de départ et des saisies de biens, recommande maître Masistin.


Il fait remarquer que ces magistrats qui ont fait emprisonner de nombreux citoyens pour vols et détournements de fonds, doivent payer pour leur faute.
La certification est un long processus impliquant des enquêtes de proximité, des auditions, et des investigations auprès des institutions financières.

LLM / Métropole Haïti

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